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Kenya / Soudan  - 
Article publié le : lundi 30 août 2010 - Dernière modification le : lundi 30 août 2010

Le Kenya justifie l'accueil accordé au président soudanais Omar el-Béchir

La visite du président du Soudan Omar el-Béchir au Kenya, poursuivi par la CPI, a suscité de nombreuses protestations.
La visite du président du Soudan Omar el-Béchir au Kenya, poursuivi par la CPI, a suscité de nombreuses protestations.
Reuters / Mohamed Nureldin

Par RFI

Les autorités kenyannes ont défendu leur décision de ne pas arrêter le président du Soudan, Omar el-Béchir, lors de sa visite au Kenya, vendredi 27 août 2010. Signataire du traité instituant la Cour pénale internationale (CPI), le Kenya avait l'obligation d'arrêter le président soudanais, poursuivi pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre, commis au Darfour. 

Le médiateur de la crise kenyanne et ancien secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, a fait savoir sa surprise dans un communiqué publié dimanche 29 août. Surprise et mécontentement, pouvait se lire sur son visage durant la cérémonie organisée vendredi pour promulguer la nouvelle constitution kenyanne. Pour manifester leur désaccord, certain diplomates, notamment européens, ont boycotté le déjeuner offert par le président Mwai Kibaki à la résidence présidentielle.

Raila Odinga Premier ministre du Kenya

Nous allons être très mal vu par la communauté internationale en invitant quelqu'un poursuivi par la justice internationale, qui vient gâcher notre cérémonie.

 

29/08/2010 par Stéphanie Braquehais

Critiques au sein de gouvernement

Après les organisations des droits de l’homme, c’est désormais au sein même du gouvernement kenyan que les protestations se font entendre. Le mouvement démocratique Orange, parti de Raila Odinga, a fait savoir que le Premier ministre n’était pas au courant de la visite du soudanais Omar el-Béchir. Cependant, c’est bien le ministre du Tourisme et membre du même parti, qui a accompagné le chef de l'Etat soudanais à la tribune du parc Uhuru.

La stabilité régionale

Le ministre des Affaires étrangères a, de son coté, souligné qu’il était du devoir du Kenya de remplir son rôle d’hôte et de suivre la décision de l’Union africaine de s’opposer aux poursuites engagées par la CPI contre le président soudanais. « Il y va de la stabilité du pays et de la région », a-t-il ajouté. Lors du dernier sommet de l'organisation, qui s'est tenu dans la capitale ougandaise Kampala, en juillet, l'Union africaine avait de nouveau demandé une suspension des poursuites et invité les Etats à ne pas déférer Omar el-Béchir à la Cour pénale internationale.

Richard Onyonka Vice-ministre kenyan des Affaires étrangères

Ce n'est pas au Kenya de décider pour le Soudan qui il choisit pour président. Le président el-Béchir a pris le risque de voir exécuter le mandat d'arrêt international contre lui pour venir honorer le peuple du Kenya. On devrait le remercier et non pas le condamner pour être venu.

 

29/08/2010 par RFI

 

 

tags: Kenya - Mwai Kibaki - Omar el-Béchir - Soudan
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