Mozambique - 
Article publié le : samedi 04 septembre 2010 - Dernière modification le : dimanche 05 septembre 2010

Des SMS auraient appelé les Mozambicains à descendre dans la rue

Par RFI

Au Mozambique, la situation est rentrée dans l'ordre ce samedi 4 septembre. Maputo, la capitale, reprenait une vie normale, mais la police quadrille toujours les rues. A Chimoio, dans la province de Manica, au centre du pays, les agitations ont été arrêtées. En tout ces émeutes contre la vie chère ont fait 10 morts et plus de 300 blessés. Les gens seraient descendus dans la rue spontanément, ce sont de simples messages sms sur téléphones portables qui seraient à l'origine des manifestations.

« Mozambicains, préparez-vous pour la grande journée de grève, protestons contre la hausse des prix ».

Dès le lundi 30 août, ce message anonyme circulait sur tous les portables. Depuis maintenant deux jours, c’est la guerre du texto. A ceux envoyés pour attiser les foules se joint la propagande pro gouvernement.

Pour l’heure, personne ni de l’opposition, ni des syndicats, n’a revendiqué la tête des protestations. Le peuple serait descendu seul dans la rue, selon Fernando Mazanga, porte-parole de la Renamo, le principal parti d’opposition. Il estime que c’est la cause directe d’une rupture d’un contrat social entre le gouvernement et le peuple.

Selon la responsable de la communication de Vodacom, l’un des deux opérateurs téléphoniques du pays, il est impossible de retrouver la source des messages. Beaucoup de personnes achètent leur carte SIM dans la rue sans souscrire aucun abonnement et pour finir, le vol de téléphones est monnaie courante à Maputo. Vodacom affirme qu’aucune enquête n’est pour le moment menée par la police sur les clients de son entreprise.
 

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