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Maintien en détention du journaliste burundais accusé de trahison

Un tribunal burundais a décidé le 6 septembre 2010, de maintenir en prison le journaliste Jean-Claude Kavumbagu, en détention préventive depuis un mois et demi. Il est accusé de trahison pour avoir douté, dans un article, de la capacité de son pays à prévenir des attentats comme ceux perpétrés à Kampala, en Ouganda, par les shebab somaliens en juillet.
Les pressions diplomatiques, les condamnations de la société civile burundaise et de plusieurs organisations internationales telles que Reporters Sans Frontières, n’ont pas suffi. La justice burundaise a refusé le 6 septembre d’accorder la liberté provisoire au directeur du journal en ligne Netpress. Maître Gabriel Sinarinzi , un de ses avocats, dénonce cette décision : « C’est naturellement injuste, puisque cette décision a été prise en violation de la loi (…) A voir les conditions illégales de détention, il est manifeste que le juge a manqué l’occasion de dire le droit ».
Jean-Claude Kavumbagu a été arrêté le 17 juillet et conduit directement à la prison de Mpimba à Bujumbura, après avoir subi un court interrogatoire en l’absence de son avocat. Il a ensuite été inculpé de trahison, un crime passible de la prison à vie, et qui n’est valable qu’en temps de guerre, selon le code pénal burundais.
Aujourd’hui, la défense de Jean-Claude Kavumbagu, en prison pour la cinquième fois depuis qu’il est journaliste, s’insurge contre une volonté manifeste de le maintenir en prison sans aucun motif valable. Son avocat, Maître Sinarinzi a déjà annoncé qu’il allait faire appel de cette décision, avec l’espoir cette fois, dit-il, que le deuxième juge dise le droit, rien que le droit.

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