Aqmi revendique l'enlèvement des otages au Niger


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Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué mardi soir 21 septembre le kidnapping de cinq Français, employés des groupes français Areva et Vinci, enlevés le 16 septembre sur le site d'Arlit (nord du Niger), indique la chaîne qatarie al-Jazira sur son site internet. Al-Jazira n'a pas évoqué les deux autres otages, un Togolais et un Malgache, et n'a pas précisé non plus sous quelle forme cette revendication a été faite.

D'abord le site internet de la chaine qatari al-Jazira affirme qu'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué le kidnapping de 5 Français, employés d'Areva et Vinci, enlevés le 16 septembre sur le site d'Arlit (nord du Niger). Al-Jazira n'a pas évoqué les deux autres otages, et n'a pas précisé non plus sous quelle forme cette revendication a été faite.

Et quelques minutes après, dans un message audio diffusé lui-aussi sur la chaîne qatarie al-Jazira, le porte-parole de l'organisation terroriste Aqmi a indiqué qu'il allait faire des demandes à Paris à propos de ses ressortissants kidnappés. « En annonçant notre revendication de cette opération, nous informons le gouvernement français que les Moujahidine vont lui transmettre ultérieurement leurs demandes légitimes », a annoncé le même porte-parole.

Les autorités français vérifiaient mardi soir ces informations. Le président Nicolas Sarkozy avait réuni un conseil de défense extraordinaire à l'Elysée en fin de journée pour discuter de la situation des otages ainsi que des risques terroristes sur le territoire français. La France aurait demandé l'assistance technique américaine pour tenter de localiser les otages.

Les otages seraient désormais retenus dans le nord-est du Mali, dans une zone montagneuse du désert, adossée à l'Algérie selon différentes sources dans la région.

Mais Areva avait été informé des risques d'enlèvements de ses personnels expatriés, des le 1er septembre, par les autorités nigérienne. Dans une lettre que le journal Le Monde s'est procuré, le gouverneur d'Agadez faisait état, en particulier, de l'accroissement de l'insécurité dans la région d'Arlit.

Le Niger avait averti Areva des risques d’enlèvement

Selon un document que s'est procuré le quotidien français Le Monde, le capitaine Seydou Oumarou préfet d'Arlit explique aux responsables des sociétés françaises travaillant dans la région et en particulier Areva que la menace du groupe Aqmi s'est faite plus précise. Il informe les directeurs des sociétés françaises que l'armée nigérienne a mis en fuite le 23 août dernier un groupe de huit véhicules tout terrain transportant des hommes armés. Hommes qui, selon lui, projetaient une opération d'enlèvement.

Le préfet qui est membre des forces armées nigérienne annonce aux entreprises françaises son intention de mener une action de grande envergure afin de débusquer, dit-il, « ceux qui sont susceptibles de mettre en péril la sécurité des personnes et des biens ». Il demande pour ce faire la collaboration des entreprises françaises en moyens matériels et financiers.

Selon Le Monde, la direction d'Areva n'a pas donné suite à cette demande. Mais Areva précise avoir pris des dispositions à la suite de cette lettre. Notamment en dépêchant au Niger un responsable chargé de travailler avec l'armée nigérienne sur la façon de renforcer la sécurité. Une polémique oppose depuis quelques jours la direction d'Areva et les autorités nigériennes, ces dernières affirmant qu'Areva n'a pas suffisamment tenu compte de leurs mises en garde.