Plus de traces des trois Français et du Thaïlandais enlevés au Nigeria


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Les incertitudes planent toujours sur le sort des trois otages français et du Thaïlandais enlevés dans la nuit de mardi 21 à mercredi 22 septembre 2010 au Nigeria suite à l'attaque de leur navire. Après avoir annoncé qu’ils avaient localisés les captifs, les membres du Mend, le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger, ont indiqué ce vendredi 24 septembre 2010 avoir perdu leur trace.

« Nous avons perdu contact avec les ravisseurs des trois Français et du Thaïlandais qui ont été emmenés vers une destination inconnue ». C’est en substance ce qu’a indiqué ce vendredi le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger.

Une information qui relance la question de l’identité des ravisseurs et de leur intention. Car si selon les observateurs, le Mend qui opère depuis 2006 était un mouvement relativement structuré ce n’est plus le cas aujourd’hui, ni d’ailleurs des autres groupuscules qui sévissent dans la région du sud pétrolifère.

A la faveur du processus d’amnistie initié par le défunt président Umaru Yar’Adua il y a plus d’un an, des milliers de combattants ont en effet déposé les armes alors que certains ont choisi de continuer le combat.

Or, à coté des groupuscules lourdement armés, les bandits de grand chemin opérant pour le compte de politiciens véreux de la région se sont multipliés. Une complexification des réseaux qui ne facilite donc pas la tâche des autorités dans leurs recherches pour localiser et négocier, s’il y a lieu, avec les ravisseurs des trois Français et du Thaïlandais.

D’autant plus que le Nigeria entre dans une période préélectorale importante. Période où les otages constituent un moyen de pression considérable pour peser sur la scène politique locale.