Le Sénégal accueille 160 étudiants haïtiens


©

Une délégation sénégalaise s’est rendue le 10 octobre à Port-au-Prince afin d’aller chercher 160 jeunes haïtien désireux de venir poursuivre leurs études en terre africaine. Ces étudiants sont attendus mercredi prochain à Dakar. Ils seront répartis dans les différents campus sénégalais. Une cérémonie de bienvenue, sous la présidence d'Aboulaye Wade, devrait être organisée à leur arrivée.

Un avion sénégalais a décollé dans l’après-midi du 10 octobre en direction de Port-au-Prince où l’attendaient quelque 160 étudiants qui ont émis le vœu de venir poursuivre leurs études en terre africaine. Les étudiants haïtiens seront répartis entre les différents campus sénégalais.

Ce geste de solidarité du Sénégal fait suite à la proposition du président Abdoulaye Wade, juste après le tremblement de terre de janvier dernier, d’accueillir sur le continent les Haïtiens qui le souhaitaient. Au micro de notre correspondant au Sénégal, Mamadou Lamine Ba, chargé des Affaires internationales et humanitaires au sein du cabinet du chef de l’Etat sénégalais et qui était du voyage, explique les raison de cette initiative :

« Le peuple haïtien qui a été frappé par ce séisme, est un peuple originaire d’Afrique. Les Haïtiens d’aujourd’hui sont partis des côtes d’Afrique, de Guinée disait-on à l’époque. Par humanisme, nous devons aller à leur secours à l’exemple de tous les peuples du monde, mais également par ce que ce sont nos frères de sang et de lait. C’est pourquoi, nous devons les accueillir auprès de nous. »

« Lors du séisme, 400 cents professeurs ont péri. Plus de 4 000 étudiants ont perdu la vie dont une Sénégalaise, raison pour laquelle, nous, Sénégalais avons le devoir de les aider à reconstruire d’abord leurs écoles et universités. »

« Nous avons eu 10 000 jeunes qui ont fait la queue devant le centre de sélection. En trois jours, nous n’avons pu recueillir que 2 050 dossiers, alors qu’il était prévu qu’on donne juste 100 bourses dans un premier temps. »

« Devant la pression, l’envie de ces milliers de jeunes de venir au Sénégal -beaucoup voulaient étudier mais aussi découvrir la terre de leurs ancêtres- nous avons été obligés de réajuster et d’augmenter le chiffre à 160, en tenant compte bien sûr de la capacité de nos universités. »