Afrique du Sud : la question de la terre pose toujours problème

Les employés d'une ferme près de Pretoria récoltant des patates douces.
© AFP / François Xavier Marit

A l’occasion de la crise que traversent les producteurs de maïs, le gouvernement sud-africain a paru disposé à donner un coup de pouce au secteur. Tout en rappelant qu’il n’était pas question d’accélérer la réforme agraire.

Le vice-ministre de l’Agriculture a saisi l’occasion de la crise du maïs pour revenir sur l’un des sujets les plus sensibles du pays : la question de la terre. Après les lois qui ont dépossédés les populations noires, après les années d’Apartheid, le plan de réforme agraire a été lancé en 1994.

Il s’agissait de redistribuer 30% des terres appartenant à des fermiers blancs aux noirs. On arrive à peine à 5% aujourd’hui, et le plan qui devait s’achever en 2014, a été repoussé en 2025.

Cet échec a plusieurs raisons : le coût de la réforme, les obstacles administratifs, mais aussi le manque de capital des fermiers noirs pour racheter les grandes exploitations, les seules vraiment rentables.

Mais la pression reste forte sur cette question, et au sein de l’ANC les plus à gauches demandent plus d’efforts au gouvernement.

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