Dernière ligne droite avant l’élection en Côte d’Ivoire


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Les colleurs d'affiches entrent en action, l'heure des premiers meetings est arrivée. C'est en effet le coup d'envoi, ce vendredi 15 octobre 2010, de la campagne officielle pour l’élection présidentielle du 31 octobre prochain. Un scrutin très attendu après dix ans de crise.

Les affiches commencent à fleurir aux quatre coins d'Abidjan. La campagne pour l'élection présidentielle du 31 octobre en Côte d'Ivoire est lancée depuis minuit. Les 14 candidats ont deux semaines pour convaincre, 14 candidats dont trois poids lourds : le président sortant Laurent Gbagbo, son prédécesseur Henri Konan Bédié, et l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara.

Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara ont prévu dès ce vendredi 15 octobre un meeting, le premier à Man (ouest), le second à Abidjan. Cette élection s'annonce historique après une décennie de crise. Un scrutin qui n'a cessé d'être reporté depuis cinq ans.

C'est maintenant la dernière ligne droite, avec toutefois quelques obstacles à franchir, et donc quelques incertitudes car plusieurs problèmes restent encore à régler. A commencer par la distribution des cartes d’identité et d’électeur qui est en cours. A ce jour, affirme Alain Lobognon, le million de cartes nationales d’identité distribuées a été franchi ainsi que le million de cartes d’électeur. Et aucune n’a été volée, complète le conseiller spécial du Premier ministre.

Un vaste programme

L’objectif est de boucler l’opération le 23 octobre dans l’agglomération d’Abidjan. Or, la distribution est en train de mollir. « Les Ivoiriens n’affluent plus pour récupérer leurs cartes. Il faut les encourager à venir les récupérer. Sinon, le jour du vote le 31 octobre, on risque d’avoir deux activités dans les bureaux de vote : une activité qui consisterait, pour ceux qui détiennent la carte nationale d’identité ou la carte d’électeur, à aller prendre part au vote, et l’autre qui verra les citoyens aller réclamer les cartes. Et cela risque d’engorger le site du vote », souligne Alain Lobognon.

Autre défi à relever : la bataille de la sécurisation du processus électoral. Le Centre de commandement intégré, qui en a la responsabilité, a besoin de vitamines. Et le démantèlement des milices reste à faire. Un vaste programme.

Le président burkinabé, médiateur dans la crise ivoirienne, a appelé d'ailleurs les acteurs impliqués à rester mobilisés pour que l'élection se tienne effectivement le 31 octobre prochain. Blaise Compaoré exhorte aussi tous les candidats et leurs partisans à faire en sorte que la campagne se déroule sans violence.