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Guinée

Alain Yoda en Guinée pour aider à la désignation du président de la Céni


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Le ministre burkinabé des Affaires étrangères, Alain Yoda, était le 18 octobre en Guinée où il a rencontré le président de la transition et des délégations des deux candidats du second tour pour la désignation du président de la Commission électorale. Comment placer à la tête de la Céni une personnalité qui convienne aux deux candidats du second tour de la présidentielle ? Cette question fait actuellement peser de lourdes interrogations sur le scrutin de dimanche prochain.

Alain Yoda est arrivé à Conakry porteur d’un message d’apaisement, mais il est surtout venu écouter le point de vue des différentes parties sur les moyens de sortir du blocage actuel.

« Nous voulons quelqu’un de consensuel, de neutre à la tête de la Commission électorale nationale indépendante pour aller aux élections », a expliqué sur RFI, Bah Oury, le vice-président de l’UFDG (Union des forces démocratiques de Guinée) le parti de Cellou Dalein Diallo. « Cette personnalité » ajoute t-il, « pourrait être aussi bien guinéenne, qu’étrangère ».

« Nous restons ouverts à toute proposition qui permettra de tenir la date du 24 octobre » a estimé pour sa part Kassory Fofana, l’un des leaders de l’Alliance arc-en-ciel qui soutient Alpha Condé, avant d’ajouter : « Il faut aller à cette élection parce que l’essentiel des points de dysfonctionnement sont réglés ».

Des ordres précis et impératifs viennent d'être donnés à la police, à la gendarmerie.
Jean Marie Doré, Premier ministre de la Guinée
16-10-2013 - Par Moktar Bah

C’est bien, le seul point sur lequel, les deux camps ont tenu le même discours le 18 octobre : l’importance de respecter la date de dimanche prochain pour le second tour. « Nous voulons que les élections aient lieu le 24 octobre », explique Bah Oury. « Nous souhaitons que le suffrage des Guinéens soit respecté, nous n’aurons jamais une élection parfaite ».

« Dans une élection, il ne peut y avoir de perfection absolue », semble lui répondre Kassory Fofana. « Il faut que ce scrutin ait lieu pour sortir le pays de sa léthargie » ajoute t-il, et « favoriser le retour à l’ordre constitutionnel ».
 

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