Inondations sans précédent au Bénin


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Les inondations qui frappent le Bénin depuis le début du mois d’octobre ont fait au moins 43 morts et près de 100 000 sans-abris. Quelque 800 cas de choléra ont en outre été recensés dont 7 mortels et plusieurs personnes ont succombé au paludisme. Des milliers d’ hectares de terres, représentant 40% de la production de riz, de maïs, de millet et d'autres productions vivrières du pays ont été détruits lors de ces inondations qui touchent tout le pays.

Au quartier Vossah comme dans de nombreux quartiers de Cotonou depuis plusieurs semaines, les rues sont devenues de vastes étendues d’eau. Seul moyen de locomotion possible, la barque comme l’explique un habitant :

« Ici, l’eau ne part pas. Nous l’avions jusqu’aux genoux et maintenant c’est au niveau des cuisses. L’eau, elle est partout, et c’est très difficile pour les gens de sortir de chez eux. Pour aller travailler ou pour aller faire des courses, tu es obligé de laisser ton propre engin et prendre une barque. Arrivé sur la terre ferme, tu prends un taxi-moto pour continuer ».

Dans les maisons envahies par les eaux, la cohabitation est pour le moins difficile même pour les populations qui semblent en avoir l’habitude : « Nous sommes vraiment dépassés par l’eau cette année. Nos pieds en souffrent. Les bagages sont suspendus pêle-mêle, et nous posons les enfants sur les tables. Et puis, nous n’avons pas où dormir, nous n’avons nulle part où aller. Notre seule solution, c’est attendre que l’eau se retire, et elle se retirera ».

Face à l’ampleur des dégâts, le gouvernement a lancé un appel à l’aide internationale et mis en place un comité de crise. Toutes les forces politiques du pays se sont mobilisées pour porter secours aux populations sinistrées, tout comme certaines ONG et associations humanitaires. Reste à savoir, quelle peut-être la solution durable pour un phénomène qui pourrait s’aggraver dans les années à venir ?