Fin du recensement électoral en Centrafrique

Le recensement électoral en Centrafrique s'est terminé le jeudi 21 octobre.
© AFP/SONIA ROLLEY

En Centrafrique, le recensement électoral a pris fin jeudi 21 octobre. Lancé officiellement le 22 septembre, en vue des élections présidentielle et législatives du 23 janvier.

De l'avis général, cette opération de recensement n'aura pas été un franc succès. Est-ce dû au ras-le-bol de certains citoyens qui ne croient pas que ce scrutin changera quoi que ce soit de leur avenir, est-ce dû à des problèmes d'organisation ou à la mauvaise volonté de certains chefs village ? Toujours est-il que l'engouement n'était pas au rendez-vous.

Le président de la Commission électorale, le pasteur Joseph Binguimalé, le reconnaît : « La sensibilisation n'a pas été bien menée et les partis politiques ne se sont pas assez impliqués », explique-t-il. Le patron de la CEI note cependant qu'il y eu un peu plus de monde ces derniers jours dans les centres de recensement de Bangui.

Prochaines étapes : le dépôt de candidatures, la finalisation des listes électorales et la distribution des cartes d'électeurs. Un nouveau casse-tête en perspective puisque un peu plus de 2 millions de cartes d'électeurs ont déjà été distribuées en lieu et place du récépissé d'inscription.

A cause d'une pénurie de ces documents, la CEI a en effet décidé de délivrer à tous ceux qui se faisaient inscrire une carte d'électeur en guise de preuve de l'inscription. Deux types différents de cartes ont même été utilisés. Ce qui fait dire à Guy Samuel Samzun, l'ambassadeur de l'Union européenne à Bangui : « Si les experts de la CEI ne trouvent pas de solution technique appropriée, on met la crédibilité des élections en danger ».