Ouverture du 13e Sommet de la Francophonie en Suisse

Préparation du sommet de la francophonie à Montreux, le 20 octobre 2010.
© AFP PHOTO / FABRICE COFFRINI

C’est en Suisse, sur les bords du lac Léman que s’ouvre, vendredi 22 octobre 2010, le Sommet de la Francophonie. Et pour cette 13e édition, qui se tient dans la ville de Montreux, près de 70 pays sont représentés. Une quarantaine de chefs d’Etat ou de gouvernement sont attendus dès ce vendredi. Pour un rendez-vous qui s’annonce très politique et où le processus électoral en Guinée devrait tenir une grande place dans les discussions.

Ce 13e sommet sera politique. Cette ambition est portée par l’ancien président sénégalais Abdou Diouf qui sera reconduit à la tête de l’institution. Cela ne fait plus aucun doute. Dans les couloirs de la conférence, les délégués d’Afrique se félicitent du rôle positif joué par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dans la crise guinéenne.

La nomination d’un expert de cette organisation à la tête de la Commission électorale en Guinée est, selon plusieurs délégués, le résultat de l’implication de l’OIF dans le pays. C’est aussi, souligne-t-on, la reconnaissance de l’expertise de cette organisation en matière électorale.

Les 70 délégués vont se prononcer sur une série de résolutions dont une sur la gouvernance mondiale. A quelques semaines du sommet du G8 et du G20, présidés par la France, Paris compte sur le soutient des francophones.

Cette organisation se transforme en groupe de pression dans les grandes enceintes internationales au profit, il faut bien le reconnaitre, des deux grand pays francophones que sont la France et le Canada.

Mais la solidarité francophone n’est pas automatique. Le Premier ministre canadien en a fait la cruelle expérience. Le Canada n’a pas été élu au Conseil de sécurité des Nations unies. Selon des sources diplomatiques, il a manqué à Ottawa un certain nombre de voix notamment africaines et francophones.

Un sommet sous haute surveillance

Hélicoptères, vedettes rapides, avions, infanterie, brigades canines, l'armée suisse a mobilisé des milliers d'hommes pour le 13e Sommet de la Francophonie qui démarre ce week-end à Montreux. A l'approche de l'évènement qui doit attirer 3 000 délégués de 70 pays, la luxueuse ville sur la Riviera helvétique prend des allures de camp retranché où tout a été prévu pour une sécurité maximum.

Pour l’occasion, les forces de sécurité du pays ont mis en place une opération baptisée « Apollinaire ». Au delà d’un survol régulier en hélicoptère, des vedettes sillonnent en permanence les eaux du lac Léman. A terre, ce sont au total près de 4 000 militaires qui surveillent les alentours du centre de conférence et les différents palaces où sont accueillis les chefs d’Etats. Le ciel helvétique est également sous haute surveillance. Des avions de combats patrouillent l’espace aérien et une zone de 11 km au-dessus de Montreux est totalement interdite au survol.

En tout cas, il faut désormais montrer patte blanche pour pénétrer dans l’espace dit « zone de sécurité ». Les journalistes devront désormais se faire accompagner par un agent de liaison après avoir préalablement pris un laissez-passer pour interroger leurs invités.

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