Calme précaire en Guinée après un week-end marqué par des violences


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En Guinée, retour à un calme relatif après l'appel à cesser les violences du nouveau président de la commission électorale, Siaka Toumani Sangaré. Les Guinéens attendent toujours de connaître la date du second tour de l'élection présidentielle. L'annonce pourrait avoir lieu ce lundi 25 octobre 2010. Ce week-end a été marqué par des violences entre les partisans des deux candidats Cellou Dallein Diallo et Alpha Condé.

Les violences ont bien failli reprendre ce matin à N’Zérékoré. Selon des témoins, des groupes de jeunes se sont formés dans un quartier de cette métropole du sud-est guinéen et ont menacé de s’affronter. Les forces de l’ordre sont intervenues et ont pu disperser ces attroupements.

Dans la capitale de la Guinée-Forestière ou comme dans d’autres villes, les commerces peuls ont été saccagés et des maisons vandalisées ce week-end. La peur continue à régner.

« Nous souhaitons qu’on arrête les personnes qui ont lancé les attaques hier, dimanche 24 octobre, parce qu’elles sont connues de tout le monde », dit un intellectuel joint par Rfi.

A Kissidougou, le calme est très précaire également. Selon des témoignages concordants, des jeunes ont voulu aller casser de boutiques ce matin, dans le quartier Sogbè. Ils ont été stoppés par les militaires. « Nous tous, nous sommes à la maison. Les gens évitent de sortir », raconte un habitant.

A Kouroussa les activités reprennent progressivement, mais selon nos informations, des habitants sont allés chercher refuge à la gendarmerie et au camp militaire.

A Siguiri, le calme de ce lundi matin cache mal la nervosité ambiante.

A Kankan un commerçant peul explique que l’intervention rapide des forces de l’ordre a permis d’enrayer les violences de ce week-end. La confiance n’est pas pour autant revenue. « On n’a pas ouvert nos boutiques pour l’instant, explique-t-il, on ne sait pas si c’est calme à 100 % ou si ça peut reprendre ».