Le pouvoir sud-africain scandalisé par le trafic d’organes du groupe Netcare


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Le gouvernement sud-africain se dit scandalisé par l’affaire du trafic d’organes dans une clinique du Kwazulu Natal. Le sujet a été évoqué en conseil des ministres cette semaine, après la condamnation du groupe Netcare à payer 4 millions de rands d’amende. Netcare, c’est un groupe d’hôpitaux privés réputés en Afrique du Sud qui a plaidé coupable des accusations de transplantations illégales de reins dans sa clinique Saint-Augustin de Durban.

Les patients israéliens venaient à la clinique Saint-Augustin de Durban pour se faire greffer un rein. Les donneurs eux, venaient principalement du Brésil. Ils étaient payés en moyenne 400 000 euros. Le trafic a duré de 2001 à 2003, et une centaine d’opérations auraient été effectuées.

En Afrique du Sud, les dons d’organes sont réglementés, et dans la plupart des cas donneurs et receveurs doivent avoir un lien de parenté. Les organisateurs du trafic fabriquaient des faux pour permettre les opérations, et une partie du personnel de la clinique fermait les yeux.

L'instruction a duré plusieurs années, visant plusieurs personnes et au mois de septembre 2010, c'est le groupe et son président qui ont été impliqués à leur tour. Netcare a alors décidé de négocier, selon la procédure sud-africaine du plaider coupable.

Aujourd’hui les charges contre le groupe et son président sont abandonnées, moyennant 4 millions de rands d’amende, c'est-à-dire 420 000  euros environ.

La justice a aussi décidé de confisquer 3,8 millions de rands qui correspondraient aux bénéfices tirés par Netcare de ces opérations illégales. Mais l’affaire ne s’arrête pas là : le personnel médical impliqué dans ce scandale doit comparaître à son tour à la fin du mois de novembre.