Elections en Egypte: vers une victoire sans partage pour le parti du président Moubarak


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Fin du second tour des législatives égyptiennes. Un scrutin boycotté par les principales formations de l’opposition et qui devrait donner une écrasante majorité au parti au pouvoir. Les résultats définitifs sont prévus pour le 7 décembre.

Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

La faiblesse de la participation, officiellement 27% et beaucoup moins selon les observateurs indépendants, reflète l’absence d’enjeu réel. Cela n’a pas empêché les actes de violence de se multiplier. On a même eu droit à deux enlèvements, vrais ou faux, de candidats.

Comme au premier tour, les accusations de fraude étaient légion. Seule nouveauté, et elle est de taille, ce sont des candidats du parti au pouvoir qui crient au scandale. Ils dénoncent l’intervention des autorités en faveur de l’opposition. Plus précisément des candidats qui ont décidé de ne pas tenir compte des directives de boycott données par leur formation. C’est le cas de plusieurs membres du parti Wafd et d’un frère musulman. On aura donc tout vu. Un pouvoir qui, après avoir décapité les candidats de l’opposition, cherche à sauver les survivants par tous les moyens.

La méthode est la même: le bourrage des urnes. Une tendance dont certains candidats indépendants ont cherché à profiter. Ils ont rejoint, à la dernière minute des petits partis d’opposition dans l’espoir d’être plus facilement élus. En effet, ne serait-ce que pour la forme, le gouvernement a besoin de quelques dizaines d’opposants pour donner une légitimité de façade à un parlement qui comptera plus de 500 députés.