Naissance d’un nouveau quotidien sud-africain


©

Le premier numéro du journal le Nouvel Age est paru lundi matin 6 décembre en Afrique du Sud. Un lancement sur fond de controverse, le quotidien étant perçu comme un outil de propagande du parti au pouvoir, l’ANC.

« Nous ne sommes pas les agents de l’ANC ». Tels sont les mots d’Henry Jeffreys, rédacteur en chef du Nouvel Age dans un premier éditorial en forme de plaidoyer.

Si Jeffreys défend de façon si véhémente son quotidien nouveau-né d’être une Pravda sud-africaine, c’est que les accusations sont nombreuses et fondées. Le journal est en effet financé par le groupe Gupta, proche de l’ANC et du président Zuma.

De plus le Nouvel Age devrait rafler une bonne partie des annonces d’emplois publiques, une source importante de revenus pour la presse écrite sud-africaine. Et ceci au détriment de journaux plus critiques du pouvoir.

La spécialiste des médias Jane Ducan voit dans le lancement du nouveau titre une « initiative positive pour la diversité du paysage médiatique » mais elle appelle à être attentif à la « relation entre financement et contenu ».

Un lancement qui intervient dans un contexte tendu. Un projet de loi sur l’information est en ce moment devant le Parlement et Jacob Zuma veut mettre en place un tribunal pour juger les journalistes subversifs.

Mais les employés du Nouvel Age ont peu de chance d’en être les futures victimes. Dans son édito, Jeffreys s’engage « à soutenir le gouvernement à tous les niveaux ».

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.