Lucy et Toumaï au 3e Festival mondial des arts nègres

Une copie du crâne de Toumaï, trouvé en 2001 au Tchad, a été envoyée à Dakar pour le Festival mondial des arts nègres.
© AFP

Le 3e Festival mondial des arts nègres qui se tient au Sénégal jusque la fin du mois de décembre permet de mettre en valeur la création africaine contemporaine dans toute sa diversité : cinéma, théâtre, danse, arts visuels, architecture, littérature, etc. Une exposition installée au musée Théodore Monod de Dakar est également l’occasion de regarder vers le passé : l’art africain traditionnel, l’Afrique berceau de l’humanité... On peut grâce à cette exposition rendre visite à deux célébrités, les deux ancêtres de l’humanité les plus connus : le Tchadien Toumaï et l’Ethiopienne Lucy.

Avec notre correspondant à Dakar, Laurent Correau

Une classe de lycéens, qui a succédé à une autre, l’a à nouveau photographiée sous toutes les coutures à l’aide de téléphones portables, puis s’est retirée. Lucy, elle reste là sur son tapis noir, au milieu d’un musée Théodore Monod fraîchement remis à neuf.

Ce squelette est une copie. Sa présence n’en est pas moins émouvante. La petite australopithèque ne mesurait guère plus d’un mètre et elle a dû survivre dans ce qu’était la région Afar de l’Ethiopie, il y a 3 millions 200 000 ans.

Le patriarche de l’humanité a 7 millions d’années

Installé lui aussi dans une vitrine, sur un socle de métal, le patriarche de l’humanité la contemple : il s’appelle Toumaï. L’original a été retrouvé dans le désert du Djourab, au Tchad… Son âge : 7 millions d’années.

« J’ai du respect pour ces petits bouts d’homme, explique Hamady Bocoum, le commissaire de l’exposition. Ils étaient extrêmement fragiles, extrêmement faibles. Ils ont travaillé avec leur cerveau pour survivre… et dominer la nature ».

« L’idée, poursuit Hamady Bocoum, c’était de montrer que l’humanité a commencé en Afrique, et que d’une certaine manière nous sommes tous des Africains. Ca permet de résoudre beaucoup de questions collatérales, dit-il, et c’est bon que les jeunes africains soient fiers de cela ».

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