Dernières infos
Tunisie/Social  - 
Article publié le : dimanche 02 janvier 2011 - Dernière modification le : dimanche 02 janvier 2011

Tunisie : arrestation d’un militant politique en rapport avec les évènements de Sidi Bouzid

Ammar Amroussia, militant politique tunisien.
Ammar Amroussia, militant politique tunisien.
Dailymotion

Par RFI

En Tunisie, Ammar Amroussia, porte-parole du Parti communiste des ouvriers de Tunisie (parti illégal ) et correspondant du journal Al-Badil, (L’Alternative), a été arrêté dans la ville de Gafsa le 29 décembre par les autorités tunisiennes. On est sans nouvelle de lui. Sa famille et à ses avocats craignent le pire. La veille, le militant tunisien avait pris la parole au cours d’une manifestation au centre de Gafsa, suite aux troubles sociaux qui ont secoué la région de Sidi Bouzid, dans le centre-ouest du pays au mois de décembre, faisant trois morts.

Ammar Amroussia a été interpellé le 29 décembre dans sa ville de Gafsa. Ce militant politique membre du Parti communiste ouvrier tunisien, parti illégal en Tunisie, avait la veille animé un meeting interdit en soutien au mouvement social de Sidi Bouzid. Depuis sa famille et ses avocats n’ont pas eu de nouvelles, ni sur son lieu de détention ni sur les raisons de son arrestation.

Témoignage d'Aïda Amroussia, fille d'Ammar Amroussia

On est toujours sans nouvelle de son lieu de détention.

 

02/01/2011 par Christine Muratet

Pour Aïda, sa fille étudiante à Paris, cela ressemble à un enlèvement politique qui fait craindre le pire. Ammar Amroussia a déjà connu la torture, la détention, la clandestinité.

Ce soulèvement parti de Sidi Bouzid à la mi-décembre, il tenait à l’accompagner à sa façon. Car de l’avis de nombreux Tunisiens, il se passe quelque de nouveau dans le pays. Un avis partagé par Aïda Amroussia, la fille du militant tunisien :

« Ce qui change c’est que les gens n’ont plus peur de protester, de manifester. La répression n’arrive plus à les étouffer. Il y a tout un mouvement social qui touche tout le monde, les jeunes, les avocats, les diplômés, les couches sociales touchées par le régime de Ben Ali. Tout le monde proteste contre ce régime ».

Après les avocats, les diplômés chômeurs, c’est autour des lycéens de rentrer dans le mouvement de protestation et d’appeler via Facebook à un mouvement de grève nationale dans les lycées de Tunisie pour le 3 janvier.

tags: Droits de l’homme - médias - Questions sociales - Tunisie - Zine el-Abidine Ben Ali
Fiche Pays :
Sur le même sujet :
Fermer