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Le réglement de la crise ivoirienne, «une question de crédibilité pour l'Afrique», selon le chef de la diplomatie sénégalaise

media Madické Niang, en janvier 2010. FP Photo / Seyllou

Madické Niang, ministre sénégalais des Affaires étrangères, répond aux questions de notre envoyé spécial permanent à Dakar. Il se prononce sur la crise ivoirienne, alors que Dakar passe pour favorable à une ligne dure face à Laurent Gbagbo. Il s'exprime aussi sur une autre crise - interne cette fois - celle de la Casamance, après la recrudescence des attaques des rebelles indépendantistes, ainsi que sur le procès de l’ancien président tchadien Hissène Habré ou l’affaire des armes iraniennes supposées destinées à la Gambie.

Me Madické Niang, ministre sénégalais des Affaires étrangères 10/10/2013 écouter

RFI : La communauté internationale a le regard tourné vers la Côte d’Ivoire. Selon le Sénégal, qu’est-ce qu’on peut faire pour résoudre cette crise en Côte d’Ivoire ?

Madické Niang : Le Sénégal n’a pas de position individuelle. Le Sénégal a toujours considéré qu’il appartenait à la Cédéao de se prononcer sur la question. Et la Cédéao a été très claire. A l’instar de la Communauté internationale, la Cédéao a reconnu Monsieur Alassane Ouattara comme seul vainqueur. Et aujourd’hui, la Cédéao demande à ce que Monsieur Gbagbo quitte le pouvoir, pour permettre au vainqueur de pouvoir exercer les prérogatives qui sont prévues.

RFI : Et selon vous, est-ce que la Cédéao a raison de brandir, comme elle le fait, la menace d’une intervention militaire ?

M.N. : Je pense quand même qu’il faut que l’on sorte de cette crise. Il y va, non pas seulement de la crédibilité de la Côte d’Ivoire, mais il y va de la crédibilité de l’Afrique, face aux élections. Vous savez, les élections doivent être la seule voie pour permettre d’arriver au pouvoir. Nous avons connu ce problème au Kenya. Finalement, on est arrivé à un partage du pouvoir. On a connu ce problème au Zimbabwe. On est arrivé à un partage du pouvoir. Aujourd’hui, le même problème a lieu en Côte d’Ivoire. C’est l’occasion d’en arriver au respect des principes. Le respect des principes, c’est de dire que les élections doivent aboutir à la déclaration de victoire d’un des candidats, et à ce que les autres candidats reconnaissent leur défaite. Si on ne peut pas arriver à une alternance, et que celui au pouvoir peut facilement utiliser les moyens du pouvoir dont il dispose pour rester au pouvoir, c’est toute la crédibilité des élections qui disparaît en Afrique. Et je vous jure, l’Afrique va entrer dans un processus de remise en cause de la paix et de la sécurité.

RFI : Vous craignez que cette crise ne puisse se reproduire ailleurs sur le continent, si elle n’est pas réglée ?

M.N. : Oui, Oui. C’est la crainte de tout le monde. Et surtout, dans cette affaire, qu’on ne parle pas d’immixtion, d’ingérence de la communauté internationale. Qu’on tienne compte du fait que les Nations unies avaient été retenues comme organisation, devant superviser tout le processus, mais devant certifier aussi les résultats.

RFI : Certains crient au complot contre Laurent Gbagbo, dans cette crise. Diriez-vous que la communauté internationale a raison de s’investir comme elle le fait ?

M.N. : Je pense aujourd’hui que a Côte d’ivoire est très importante. Il faut que la paix y revienne. Le président Laurent Gbagbo doit savoir que la communauté internationale ne devrait pas avoir de griefs particuliers contre lui, pour pouvoir verser dans le complot pour le faire partir. Je ne le pense pas. Quel est le grief qui pourrait servir de socle à une telle activité. Au contraire, les gens n’ont fait que prendre en compte l’impératif d’élections transparentes en Afrique, devant permettre à ce que des alternances puissent se réaliser.

RFI : J’aimerais que nous puissions parler ensemble de l’affaire des armes envoyées par l’Iran. Est-ce que l’Iran vous a fourni des explications sur la destination de ces armes ?

M.N. : En tout cas, la dernière visite de mon malheureux collègue [Iranien, NdlR] qui a été démis de ses fonctions, n’avait pas permis au Sénégal d’avoir des explications plausibles. C’est pourquoi nous avons rappelé notre ambassadeur. Nous attendons encore. On nous a annoncé l’arrivée prochaine du nouveau ministre des Affaires étrangères. Peut-être à ce moment-là, nous aurons des explications. Mais ce que je peux vous dire, c’est que nous exigeons d’avoir des explications plausibles. Le Sénégal, la Gambie, le Nigéria, réclament des explications. Et nous voulons être édifiés.

RFI : Parlons maintenant de la Casamance. Les récents accrochages qui ont eu lieu,  au cours desquels sept militaires sénégalais sont décédés, ont semblé prouver que les rebelles du MFDC (Mouvement des forces démocratiques de Casamance) disposaient d’équipements qu’ils n’avaient pas auparavant. Est-ce que vous y voyez une main étrangère ? Est-ce que vous avez le sentiment qu’il y a des soutiens extérieurs ?

M.N. : Le Sénégal pensait ne pas avoir d’ennemis et considérait que c’était une question sénégalaise qu’il fallait résoudre au niveau du Sénégal. Mais on se rend compte qu’il y a des armes qui viennent de l’extérieur, et ces armes qui viennent de l’extérieur ne sont pas venues du ciel. Elles sont passées quelque part. C’est pourquoi nous demandons à tous les pays voisins du Sénégal de nous aider, de faire en sorte qu’on soit très vigilants pour que ces pays ne puissent pas être les lieux par lesquels transiteront les armes, qui seront entre les mains du MFDC.

RFI : Quelle est la solution, selon vous, maintenant en Casamance ?

M.N. : Il y a deux parties. D’abord les négociations, qui sont des négociations qui doivent se tenir entre Sénégalais. Mais par contre, la gestion de la sécurité et de la paix, cette gestion incombe à tous les pays. Tous les pays voisins et aussi à tous les pays de la région ouest-africaine.

RFI : Le prochain sommet de l’Union africaine aura lieu fin janvier. Lors d’une interview accordée à RFI et France 24, le président Wade a annoncé qu’il souhaitait remettre le sort d’Issène Habré entre les mains de l’Union Africaine. Est-ce que la proposition sénégalaise sur ce sujet est déjà prête ?

M.N. : Ce que nous voulons nous, aujourd’hui, c’est que l’Union Africaine mette en place rapidement une juridiction ad hoc, qui permettrait le jugement d’Issène Habré. Nous n’avons pas voulu - jusqu’à présent c’est la position du Sénégal- l’extrader vers la Belgique. C’est pourquoi nous voulons qu’il y ait rapidement une solution. La solution c’est qu’une juridiction ad hoc, telle qu’elle est annoncée dans l’arrêt  de la cour de la Cédéao, que cette juridiction ad hoc puisse être constituée pour permettre un jugement d’Issène Habré juste et équitable.

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