En Algérie, la flambée des prix des denrées alimentaires provoque des émeutes


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Des affrontements ont opposé, dans la nuit de mardi 4 et 5 janvier 2011, des manifestants aux forces de l’ordre en Algérie, notamment à Alger et ses environs et dans le centre-ville d'Oran. A l’origine de ces violentes manifestations : la hausse brusque et inexpliquée des prix de produits alimentaires de base, comme l’huile et le sucre.

Jusqu’aux alentours de 21 heures, de violentes émeutes étaient toujours en cours à Bab-el-Oued, quartier populaire à l’ouest du centre-ville de la capitale. Du coté d’el-Kettani, non loin du siège de la police nationale, mais aussi dans le périmètre des « trois horloges », des manifestations ont été signalées. D’après des sources concordantes, quelques magasins ont été saccagés et des véhicules brûlés entrainant l’intervention des forces anti-émeutes.

Ces violentes manifestations, qui ont commencé à la tombée de la nuit, seraient liées à la brusque flambée des prix de certaines denrées alimentaires, enregistrées ces jours-ci. Des tensions similaires ont eu lieu à Oran, capitale de l’ouest du pays. Au centre-ville d’Oran, des émeutiers ont brulés des voitures et se sont attaqués à des magasins dont une agence de la Caisse d’Epargne.

Dans la banlieue ouest d’Alger, à Chaïba et Fouka, des jeunes ont protesté dans la rue contre cette flambée inexpliquée des prix de l’huile et du sucre, ce dernier ayant quasiment doublé. Mustapha Benbada, le ministre du Commerce a promis d’agir en soulignant, cet après-midi, qu’il allait « prendre des mesures et que chacun assume ses responsabilités ».