L’ex-château de Bokassa vendu 915 000 euros

Le château d'Hardricourt photographié en 1984.
© AFP/JOEL ROBINE

Pas moins de 915 000 euros, c’est la coquette somme qu’un particulier a payée pour acquérir l'ancien château de Jean-Bedel Bokassa. La propriété de l'ex-empereur déchu de Centrafrique, un manoir dans les Yvelines, a fait l’objet d'une vente aux enchères à Versailles près de Paris.

Ce manoir du 17ème siècle, avec une surface de 750 mètres habitables vient d'être acquis par un particulier qui souhaite faire du château, une maison pour lui et sa famille. C’est en tombant sur une annonce dans le journal que l'acheteur a voulu se payer un château pour en faire une résidence secondaire.

Cette saisie de l'Etat était une évidence pour Marie-France Bokassa, dernière habitante des lieux. Après un exil de quatre ans en Côte d'Ivoire, l’ex-empereur Bokassa s'était installé en décembre 1983 à Hardricourt, l'une de ses propriétés en France.

L'un des fils, George-Bedel Bokassa, accuse l'Etat français. Pour lui, c'est illégal et cette affaire tient en peu de mots : « Ils ont fait les choses » sans que les héritiers ne soient informés. Il avait même demandé au chef de l'Etat d'intervenir de façon à ce que la vente soit bloquée.

Ce George vit d'ailleurs dans un autre château à quelques mètres de là. Un château hérité de son père, qu'il craint de « se faire voler », comme il dit, par l'Etat français.

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