En RDC, adoption de la révision de la Constitution

François Muamba Tshishimbi, secrétaire général du Mouvement de Libération du Congo (MLC) et président du groupe parlementaire de l'opposition à l'Assemblée nationale de la RDC. Kinshasa, le 1er janvier 2010.
© jcbales/wiwkimedia.org

Le scrutin présidentiel à un tour est désormais inscrit dans la constitution de la République démocratique du Congo. Annoncée il y a moins de deux semaines, cette réforme a provoqué un débat houleux dans la classe politique. Députés et sénateurs réunis en Congrès ont adopté, samedi 15 janvier 2011, la révision constitutionnelle. L’opposition n’a pas participé au vote.

Sur le grand escalier du palais du peuple, un député de l’opposition prend à partie un de ses collègues du camp présidentiel sur le ton de la plaisanterie moqueuse : « Il va aller voter, et je l’aime, c’est tout. Allez voter… ça le gêne d’aller voter. Allez voter ! Je t’encourage, cher ami. En deux heures, on peut changer une constitution. Et tout le monde est content. C’est magnifique !... »

A main levée, dans une quasi-unanimité, députés et sénateurs ont voté cette réforme fondamentale du système électoral. L’opposition s’est abstenue. Le leader du MLC (Mouvement de libération du Congo), François Muamba, décrète que c’est un mauvais jour. « Le président de la République, Joseph Kabila a pris unilatéralement la décision de modifier unilatéralement la Constitution qui est notre dénominateur commun. Donc, c’est un jour noir ».

Mais dans la majorité présidentielle, on estime qu’il n’y a de quoi en faire un drame, d’autant que ce scrutin à un tour existe dans d’autres pays. Comme le confirme le député Nkulu Mwenze, chef de la majorité présidentielle au Parlement :« Aux Etats-Unis, il y a combien de tours ? C’est le modèle de la démocratie. Et si nous considérons dans la région, pour la plupart des pays de la SADC (Communauté de développement de l'Afrique australe) c’est un seul tour. Nous sommes dans la logique des choses ».

Désormais, l’article 71 de la Constitution dit que le président est élu à la majorité simple des suffrages exprimés.

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