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Article publié le : dimanche 30 janvier 2011 à 09:20 - Dernière modification le : dimanche 30 janvier 2011 à 09:22

Présidentielle au Niger : un scrutin très ouvert

Le Niger se prépare pour le premier tour de l'élection présidentielle, couplé à des  législatives.
Le Niger se prépare pour le premier tour de l'élection présidentielle, couplé à des législatives.
AFP / BOUREIMA HAMA

Par RFI

Plus de 6,5 millions de Nigériens se rendront aux urnes le 31 janvier 2011 pour élire leurs députés et leur président de la République. Dix candidats sont en lice dont quatre favoris. Le scrutin est très ouvert puisqu'il n'y a pas de président sortant, le président Tandja ayant été renversé en février dernier par une junte militaire. La campagne électorale s’est achevée le 29 janvier à minuit, mais au terme de cette campagne bien des choses ont bougé.

Ousmane Cissé

Ministre de l'Intérieur nigérien

Le chef de l'Etat a supervisé en personne, la mise en place du matériel électoral. Il suit de près cette situation.

 

29/01/2011 par Christophe Boisbouvier

Les Nigériens ont de quoi être perplexes : en quelques jours tous leurs repères d’alliance politique ont volé en éclat. Ils avaient jusque-là le choix entre les pro-Tandja de l’UFDR ou les anti-tazartché de la CFDR. Désormais, ils devront choisir entre Mahamne Isssoufou du PNDS et l’ARN, l’Alliance pour la réconciliation nationale qui réunit les adversaires de la veille. L’ARN autrement appelée à Niamey ACMI, alliance contre Mahamne Issoufou.

A l’origine de ces grands chambardements, il y a d’abord l’invalidation de nombreuses listes de candidatures aux législatives par le Conseil constitutionnel transitoire. Tout le monde est touché, mais certains partis seront privés de députés dans leur propre fief, le CDS à Zinder, le MNSD à Tillabery.

Les partis souhaitent alors un report du scrutin : option fermement rejetée par le président Salou Djibo. Les partis politiques s’en prennent également à la Céni (Commission électorale nationale indépendante) accusée de ne pas être à la hauteur de la tâche qui l’attend. Ils demandent la tête de son président, refusée par le chef de la junte.

Finalement, après des menaces de boycott, tous les partis décident de rester et de mener campagne avec un objectif : être encore là pour le second tour du 12 mars.

Reportage dans la région de Maradi en fin de campagne électorale

Ici, les élections locales du 11 janvier se sont tenues avec deux jours de retard faute d’avoir acheminé tout le matériel de vote à temps.

 

30/01/2011 par Christine Muratet

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