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Tunisie

La Tunisie remplace 30 responsables des services de sécurité

Manifestation à Tunis, le 24 janvier 2011.
© Photo by Christopher Furlong/Getty Images

En Tunisie, le gouvernement de transition s'est réuni mardi 1er février 2011 avec au programme la situation sécuritaire dans le pays où les incidents se multiplient. Le ministère tunisien de l'Intérieur a profité pour mettre son prédécesseur en garde à vue, et annoncé le remplacement de 30 hauts responsables de la sécurité.

La retraite anticipée pour 30 hauts gradés de la police. Voilà la principale mesure prise par le nouveau ministre de l’Intérieur Farhat Rajhi. Une tentative de faire place nette après 23 ans d’un régime policier où les forces de l’ordre avaient tous les droits.

Ces fonctionnaires se seraient entre autre mal comportés avec les prisonniers. L’un d’entre eux serait même recherché par Interpol pour mauvais traitements. Mais les mesures n’ont pas été uniquement répressives. Les salaires des policiers vont également être augmentés : 70 euros de plus par mois pour les cadres moyens et 25 euros pour les cadres supérieurs. Là encore la décision est forte en symbole. Pour la première fois les moins gradés sont privilégiés par rapport à leurs supérieurs.

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Tout cela suffira-t-il à rétablir la confiance et un semblant d’ordre ? Voilà cinq jours que les policiers battent les pavés pour réclamer leurs droits. Plus grave, depuis lundi de nouvelles attaques sont signalées.

Lundi, en banlieue de Tunis, l’armée a tiré en l’air pour disperser des bandes armées qui s’attaquaient à des écoles. La veille au soir, c’était les universités. Une nouvelle fois personne ne sait qui sont ces hommes armés même si ici tout le monde soupçonne des milices à la solde de l’ex-parti au pouvoir, le RCD (Rassemblement constitutionnel démocratique), d’être responsables de ces troubles pour plomber la toute jeune démocratie.

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