En Somalie, le djihad entre à l’école des shebabs

Miliciens islamistes radicaux, shebabs, en patrouille.
© Reuters/Mowliid Abdi

Les shebabs, les islamistes radicaux somaliens ralliés à al-Qaïda, imposent l'enseignement du djihad dans les écoles des zones qu'ils contrôlent dans le Sud de la Somalie. La mixité est désormais interdite, et les professeurs qui ne se plieront pas à ces règles seront punis, préviennent-ils.

Enseigner la guerre sainte dès le plus jeune âge, telle est désormais la consigne dans les écoles du Sud de la Somalie. Le cheikh Mohammed Abu-Abdallah, le chef des shebabs pour la région de Shabelle, à lui-même fait le déplacement dans un établissement scolaire pour expliquer la teneur des nouveaux programmes revisités par les islamistes radicaux.

« Les élèves, estime-t-il, doivent se faire expliquer l'importance de la guerre sainte ». Par ailleurs, il n'est plus question de mixité dans les classes. Filles et garçons suivront des cours séparés.

Dans la région de Gedo, les enfants pourraient même passer directement de la théorie à la pratique, à en croire une autre milice islamiste Ahlu-Sunna, qui accuse les shebabs de procéder à des recrutements de jeunes garçons et de femmes pour grossir les rangs des combattants.

Les shebabs contrôlent une partie du Sud de la Somalie et imposent depuis la sharia ainsi qu'un ensemble de règles très strictes comme l'interdiction de la musique à la radio, ou des matchs de football à la télévision.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.