Ravalomanana annonce son retour samedi à Madagascar


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Malgré les menaces d’arrestation qui pèsent sur lui, l'ex-président malgache Marc Ravalomanana, en exil en Afrique du Sud, a annoncé son retour sur la Grande Ile samedi prochain, 19 février. Il a fait part de son intention d’amorcer un dialogue pour «restaurer la démocratie» au travers de nouvelles élections. A Antananarivo, la ministre de la Justice de la Haute autorité au pouvoir, Christine Razanamahasoa, avait prévenu mercredi qu'il serait arrêté dès son retour au pays.

Marc Ravalomanana agite des billets d’avion devant la presse, mais sera-t-il vraiment dans l’avion samedi ? Il assure que oui et que même s’il court le risque de se faire arrêter à son arrivée sur le sol malgache, « il n’a rien à craindre, ni rien fait de mal. ».

Il a été condamné par contumace aux travaux forcés à vie pour les évènements du 7 février 2009 lorsque des manifestants avaient été tués devant le palais présidentiel. Après deux ans d’exil en Afrique du Sud, Marc Ravalomanana assure qu’il est temps pour lui de rentrer afin d’amorcer un réel dialogue dont le pays a désespérément besoin, selon lui, expliquant qu’il est toujours le président malgache face à un régime qu’il qualifie « d’illégal ».

Marc Ravalomanana veut mettre en place des tables rondes incluant l’ensemble des parties et la société civile dans le but d’organiser des élections libres et équitables, des élections où tous ceux qui le désirent pourront être candidats.

Il demande l’aide de la communauté internationale pour restaurer la démocratie et il oppose une fin de non-recevoir à la feuille de route proposée par Leonardo Simao dans le cadre de la médiation de la SADC. « Ce n’est pas une feuille de route officielle de la SADC, mais la proposition d’un individu au sein d’une équipe de médiation » et pour lui, c’est un plan de transition qui entérine un coup d’Etat conçu afin de le garder hors de Madagascar. «Un mauvais exemple pour l’Afrique », selon ses propres termes.