A Djibouti des milliers de manifestants demandent le départ du président Guelleh


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La contestation qui secoue les pays arabes touche à présent la Corne de l’Afrique. A Djibouti, de nouveau heurts ont eu lieu samedi 19 février entre opposants et forces de l'ordre. La veille, la police avait dispersé un rassemblement de milliers de manifestants qui réclamaient le départ du président Ismael Omar Guelleh au pouvoir depuis1999, et qui brigue un troisième mandat à la présidentielle du 8 avril prochain..

Les accrochages ne viennent que du côté des pouvoirs publics, qui donnent l'ordre à l'armée de tirer des gaz lacrymogènes...et on parle même de tirs à balles réelles.
Aden Mohamed Abdou
10-10-2013 - Par Charlotte Idrac

Le vent de la contestation vient de souffler sur Djibouti où de violents heurts ont opposé le 18 février des manifestants anti-régime aux forces de l’ordre. Les affrontements ont débuté à la tombée de la nuit autour du stade Gouled. Les forces de l'ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes à l'issue d'une grande manifestation de l'opposition.

Plusieurs milliers de personnes s’étaient rassemblées dans le stade. Une foule

La police est intervenue en force. Les jeunes ne s'attendaient même pas à ce qu'ils soient attaqués parce qu'ils se préparaient à camper.
Ismaël Guedi Hared, président de l'Union pour l'Alternance démocratique
10-10-2013 - Par Stanislas Ndayishimiye

composée essentiellement de jeunes et d'étudiants qui protestaient contre le régime du président Ismaël Omar Guelleh au pouvoir depuis 1999, et qui brigue un troisième mandat à la présidentielle du 8 avril prochain. L'Union pour l'alternance démocratique est la principale coalition de l'opposition à l'origine du rassemblement.

Ce type de rassemblement est extrêmement rare à Djibouti, ville où est installée une importante base militaire américaine. Les 5 et 6 février des manifestations de lycéens et étudiants avaient très vite tourné à l'affrontement avec les forces de l'ordre.

Hier, la police est intervenue rapidement pour disperser le rassemblement. A la tombée de la nuit, la ville qui résonnait des bruits de détonations de grenades lacrymogènes a été quadrillée.

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