Les manifestants algériens repoussés par les forces anti-émeutes à Alger


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En Algérie, près d'un millier de contestataires ont répondu à l'appel de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie ce samedi 19 février 2011. La marche prévue à partir de la place du 1er Mai à Alger a été empêchée par les forces anti-émeutes déployées en masse. Une dizaine de manifestants ont été blessés, dont le député du Rassemblement pour la culture et la démocratie.

Les principaux animateurs de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) et leurs partisans ont quitté la place du 1er Mai en début d’après-midi, mais l’impressionnant service d’ordre qui les a empêchés de marcher est resté sur place.

Il y avait, en effet, encore deux groupes de contestataires, l’un d’une cinquantaine de jeunes gens liés par Facebook et qui n’ont pas cessé de scander « Algérie libre et démocratique ». Ils ont essayé de sortir en vain du rectangle d’environ 2 000 m² dans lequel les forces antiémeutes les ont enfermés, puis ils se sont dispersés dans le calme.

Et puis, il y avait un second groupe d’une centaine de jeunes gens qui eux se sont massés face à la mairie de Sidi M'Hamed qui se trouve à côté de la place du 1er Mai. Ils avaient une discussion très animée sur la question de savoir qui irait demander au maire des logements sociaux.

En face, de ces jeunes gens, un cordon de policiers casqués protégeait l’entrée de la mairie. Ailleurs dans la capitale, les gens vaquaient à leurs occupations.