Republier
Côte d'Ivoire

Côte d'Ivoire : discussions avant les solutions contraignantes du panel de l’UA

Les présidents tchadien, Idriss Deby (G), et mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, membres du panel de l'Union africaine sur la Côte d'Ivoire, à Abidjan, le 21 février
© Reuters

Les quatre présidents africains arrivés lundi 21 février à Abidjan poursuivent leur mission auprès du chef de l'Etat sortant Laurent Gbagbo et d'Alassane Ouattara, reconnu président élu par la communauté internationale. Le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, le Tchadien Idriss Deby, le Tanzanien Jikaya Kikwete et le Sud-africain Jacob Zuma, tous les quatre soumettent aux deux protagonistes des propositions pour aboutir d'ici à lundi prochain à des solutions « contraignantes » pour toutes les parties.

Avec un programme très évolutif, le panel poursuit sa médiation. Hier après-midi, les quatre chefs d’Etat ont consacré près de trois heures de temps à un huis-clos avec Laurent Gbagbo à la présidence. Aujourd’hui, il rencontre Alassane Ouattara. Les délégations sont arrivées à l’hôtel du Golfe peu avant midi, heure locale.

Notre dossier spécial : les défis de Ouattara

Le panel devrait rencontrer plus tard dans la journée Choi Young-jin, le patron de l’Onuci et Paul Yao Ndré, le président du Conseil constitutionnel. Une nouvelle audience, avec Laurent Gbagbo devrait également intervenir dans la journée.

Alors maintenant, toute la question est de savoir ce que proposent les quatre présidents africains pour sortir la Côte d’Ivoire de l’ornière. Selon les informations que nous avons pu obtenir jusque-là, les membres du panel ne sont pas revenus sur la décision du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, à savoir qu’Alassane Ouattara est le président élu.

Mais en revanche, on s’interroge beaucoup sur leur solution de sortie de crise. Un gouvernement intérimaire avant de nouvelles élections, un partage du pouvoir, un mandat coupé en deux, un gouvernement d’union nationale.Il semble que de nombreuses options soient sur la table.

Reste maintenant un problème de taille : comment faire accepter, aux protagonistes de la crise, une solution alors que jusque-là toutes les missions diplomatiques ont échoué?

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.