Arrestation en Egypte de l'ex-ministre de l'Information et du président de l'audiovisuel public

Farouq Hosni, ancien ministre égyptien de la Culture.
© AFP / Khaled Desouki

On assiste en Egypte depuis plusieurs jours à une vague d'arrestations contre de hauts responsables politiques ou des membres des milieux d'affaires. Ce jeudi 24 février 2011, l'ancien ministre de l'Information, Anas al-Fekki, et le président de l'audiovisuel d'Etat, Oussama el-Cheikh, ont été arrêtés, à la suite d'accusations de corruption. Les deux hommes ont été interpellés dans la matinée à leur domicile sur instruction de la section financière du parquet.

Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

Les arrestations de ce jeudi 24 février 2011 portent à quatre le nombre d’ex-ministres arrêtés pour corruption depuis la démission du président Moubarak le 11 février dernier.

Il s’agit des ministres de l’Intérieur, de l’Habitat, du Tourisme et de l’Information. Des ministres filmés et photographiés sous toutes les coutures dans leur uniforme carcéral dans le box des accusés.

L'opinion publique reste sur sa faim

L’ancien ministre du Commerce et de l’Industrie est lui aussi poursuivi. Les biens de tous ces anciens responsables ainsi que ceux de leurs familles ont été gelés sur ordre de la justice. La machine judiciaire est même passée à la vitesse supérieure, puisqu’elle semble préparer les prochaines arrestations.

L’ex-ministre de la Culture, un ancien Premier ministre, l’ex PDG de la radio-télévision étatique ainsi que plusieurs hommes d’affaires milliardaires ont été interdits de quitter le territoire. Le couperet se rapproche aussi de l’ex-président du Sénat et de l’ex-directeur de cabinet du président Moubarak.

Des nouvelles qui ne peuvent que satisfaire une opinion publique qui reste toutefois sur sa faim. Elle attend impatiemment le tour du président Moubarak et de sa famille.

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