Libye : l’UE convoque un sommet extraordinaire

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, le 4 février 2011.
© REUTERS/Francois Lenoir

C'est le 11 mars, que l'Union européenne a choisi de se réunir pour parler de la situation du monde arabe. Ce sera un sommet extraordinaire, convoqué par Herman Van Rompuy qui annonce que le but de ce sommet est de trouver une stratégie commune face aux bouleversements en cours. Nicolas Sarkozy avec d'autres le lui avait demandé. Les sujets seront évidement nombreux mais d'ores et déjà Henri Guaino, le conseiller du président français estime qu'il faut appeler à une refondation de l'UPM, l'Union pour la Méditerranée qui n'a jamais trouvé sa voie entre une impossibilité conceptuelle des Allemands de payer plus pour l'autre rive et la dualité arabo-israélienne.

Avec notre bureau de Bruxelles,

Convoquer une réunion d’urgence, mais qui ne se tient que dans dix jours, cela peut, en effet, paraître paradoxal. Ce délai ne servira cependant pas uniquement à rapprocher les points de vue des Vingt-Sept qui en gros restent quelque peu divergents entre les pays européens de la première ligne (Italie, France, Malte, Chypre, Espagne et Grèce), qui souvent sont aussi les Etats précédemment colonisateurs du pourtour méditerranéen, et les vingt-et-un autres membres de l’Union européenne, plus enclins, eux, à ne manifester qu’une condamnation verbale, assortie souvent de moyens humanitaires à déployer en Tunisie ou en Egypte, à proximité des frontières libyennes.

C’est que le caractère insaisissable de l’évolution des affrontements sur le terrain rend impossible toute forme de coercition militaire autre qu’une éventuelle zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye pour laquelle fait encore défaut une résolution des Nations unies.

D’autre part, l’intérêt de ce sommet consacré à la Libye, et en général au séisme qui traverse actuellement le monde arabo-musulman, c’est que les récentes approximations des diplomaties française et italienne –pour ne citer que celles-là- pourraient utilement trouver à se fondre dans une démarche européenne collective avec, espère-t-on ici, davantage de poids et de crédibilité. Et accessoirement, c’est aussi une façon, par la bande, de réinsuffler vie dans l’Union pour la Méditerranée.

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