La Libye suspendue du Conseil des droits de l’homme de l'ONU

En raison de la répression violente de Mouammar Kadhafi contre son peuple, l’Assemblée générale des Nations unies a suspendue mardi 1er mars 2011, la Libye du Conseil des droits de l’homme. Une décision prise par acclamation et qui n’a soulevé qu’une voix discordante : celle du Venezuela.
Avec notre correspondante à New York, Alexandra Genest
Pour être effective, cette exclusion du Conseil des droits de l’homme déjà approuvée à Genève nécessitait le feu vert des deux tiers des membres de l’Assemblée générale de l’ONU. C’est maintenant chose faite. La décision des 192 membres a été prise par acclamation et non par vote, après que l’Assemblée se soit déclarée profondément préoccupée par la situation qui règne en Libye sur le plan des droits de l’homme.
Le secrétaire général de l’ONU s’est félicité de l’ensemble des actions entreprises par l’Organisation ces derniers jours, estimant que le monde a parlé d’une même voix. « Nous demandons l’arrêt immédiat des violences contre les civils, et le plein respect de leurs droits fondamentaux y compris, la liberté de parole et d’assemblée pacifique », a ajouté Ban Ki-moon.
La seule note de discorde du débat est venue du Venezuela qui a accusé Washington de préparer une invasion de la Libye. Cette décision sans précédent envoie un nouveau message très clair au colonel Kadhafi et à ceux qui le soutiennent encore. « Ils doivent cesser de tuer », a riposté l’ambassadrice américaine à l’ONU, Susan Rice.

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