Le président de l'UA, Jean Ping, en Côte d'Ivoire porteur d'un message à Gbagbo et Ouattara


©

C'est ce samedi 5 mars 2011 que les cinq présidents du panel africain devaient se rendre à Abidjan, en Côte d'Ivoire. Mais au final, le président de la Commission de l'Union africaine a décidé de s'y rendre personnellement. Jean Ping est porteur d'un message à l'attention de Laurent Gbagbo et d'Alassane Ouattara, seul président ivoirien reconnu par la communauté internationale. Réuni hier, vendredi 4 mars à Nouakchott en Mauritanie, le panel a appelé à la fin des tueries.  

Le plus haut responsable de l'Union africaine (UA), Jean Ping, président de la Commission de l'organisation, est arrivé à Abidjan pour remettre au président ivoirien sortant Laurent Gbagbo et à son rival Alassane Ouattara, qui revendiquent tous deux la victoire lors de l'élection du 28 novembre, un « message » du panel de médiateurs chargés de trouver une issue à la crise ivoirienne.

Réuni à Nouakchott, ce panel de cinq chefs d'Etat africains, présidé par Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie), a exigé vendredi 4 mars « l'arrêt immédiat des tueries » en Côte d'Ivoire, au moment où une flambée de violences fait craindre une reprise de la guerre civile dans le pays. La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a elle aussi réclamé l'« arrêt immédiat de la violence » et accusé le président sortant Laurent Gbagbo de « mépris inhumain pour la vie humaine et l'Etat de droit ».

L'ONU craint elle une plongée dans la guerre civile et pointe 200 000 personnes déplacées rien qu'en une semaine, dans le quartier Abobo d'Abidjan. La France souhaite desormais que le Conseil des droits de l'homme de l'ONU mette en place une commission d'enquête sur les violences de ces derniers jours.

Bernard Valero, porte-parole de la diplomatie française. Il dénonce d'abord la mort de 6 manifestantes pro-Ouattara il y a 2 jours.

Tirer à la mitrailleuse lourde sur des femmes qui manifestent, cela nous paraît particulièrement lâche… les responsables de ces atrocités doivent être traduits en justice… d’autre part les agressions sur l’Onuci ne sont pas acceptables, parce que l’Onuci représente les Nations unies… et fait un travail de paix … le troisième élément d’actualité qui nous préoccupe, ce sont les pressions sur les médias et le recours à un discours de haine par les médias qui sont contrôlées par Laurent Gbagbo…
Bernard Valéro, porte-parole du Quai d'Orsay
10-10-2013 - Par Stanislas Ndayishimiye