Journée internationale de la femme : voix de femmes africaines

La célébration de la Journée internationale des femmes au Libéria.
© Photo : ONU / E. Kanalstein

Place aux femmes ce 8 mars 2011. A l’exemple des femmes du monde entier qui continuent de lutter contre les inégalités, les Africaines ne sont pas en reste en cette journée particulière. Elles s’appellent : Fatiha, Chiquita Mathilde, Adizatou, elles se battent contre les préjugés, pour obtenir et défendre leurs droits, une lutte au quotidien qui n’entame pas leur détermination. 

Les femmes africaines ne sont pas en retrait ce 8 mars 2011, journée internationale de la femme. Pour elles aussi, c’est l’occasion d’exprimer et de réaffirmer leur volonté de ne pas être l'objet d'inégalités, d’exister et de participer pleinement au devenir de la société.

Au Niger, comme les hommes, les femmes sont appelées aux urnes samedi 12 mars, pour le deuxième tour de la présidentielle. Traditionnellement, les Nigériennes se déplacent en nombre dans les bureaux de vote. Même si elles ont les mêmes droits civiques que les hommes, les traditions ont toutefois la vie dure et dans certains couples, le mari n'hésite pas à voter à la place sa femme.

Adizatou Soumala est responsable d'une association de défense des droits des femmes à Maradi, l'association : Leadership Challenge. Elle dénonce une mauvaise interprétation de la religion qui vise à limiter les droits des femmes, et  informe les femmes sur leurs droits. Pour Adizatou Soumala la lutte est au quotidien.  

Le mari ne doit pas s'opposer à la liberté et surtout au droit de vote. C'est un droit également d'être élu donc il faut que le mari accepte ce droit reconnu à sa femme.

Adizatou Soumala, responsable d'une association de défense des droits des femmes à Maradi
08-03-2011

Tunisienne, assistante de direction, Fatiha raconte comment les femmes ont contribué à «la révolution de jasmin» comment elles ont été partie prenante dans les changements en cours en Tunisie. Des femmes qui restent toujours mobilisées pour défendre cette révolution.

Dans la rue, j'ai vu que toutes mes copines n'ont pas eu plus peur que les hommes. Elles ont eu peur, bien sûr ! Elles ont couru, bien sûr ! Mais autant que les hommes !

Fatiha, assistante de direction
08-03-2011

En ces temps de révolte et de changement dans le monde arabe, une militante togolaise, Chiquita Mathilde Ohine, membre de l’association française «Ni putes ni soumises», appelle les femmes africaines à prendre exemple sur les femmes arabes. Elle plaide pour que les femmes d'Afrique noire fassent bouger leurs pays, même si aujourd'hui elles ne croient plus à rien.

La femme africaine doit regarder autour d'elle pour voir un peu qu'est ce qui se passe au niveau du monde arabe pour dire, «il y a espoir !».

Chiquita Mathilde Ohine, membre de l’association française «Ni putes Ni soumises»
08-03-2011

 

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