Côte d'Ivoire: nombreuses réactions à la nationalisation de la filière cacao

Un ouvrier travaillant dans une coopérative d'exportation de cacao à Moussadougou, un village de San Pedro.
© AFP / Kambou Sia

L'annonce faite le 7 mars par l'administration Gbagbo de vouloir nationaliser la filière cacao a fait grand bruit. Le but est de contrôler l'ensemble de la filière pour faire rentrer des devises dans les caisses de l'Etat et contourner ainsi les grandes structures américaines et européennes qui se sont pliées à l'arrêt des exportations décrété par Alassane Ouattara. Une nationalisation qui risque de jeter encore un peu plus le trouble sur la filière cacao... La Côte d'Ivoire est la premier producteur mondiale de fèves, avec 1, 3 millions de  tonnes par an.

Benoît Behi, représentant de l'Unaproci, Union nationale des producteurs de cacao, qui fédère 150 coopératives du secteur, estime que les producteurs de cacao ivoiriens sont satisfaits, après la mesure prise par Laurent Gbagbo.

L’Etat a pris les mesures réglementaires pour intervenir dans la régulation de la commercialisation du café-cacao. Ça va nous permettre peut-être, dans un premier temps, de développer nos organisations professionnelles, d'améliorer et de réguler le revenu du producteur et d'améliorer la qualité du café et du cacao ivoirien.

Benoît Behi, représentant de l'Unaproci, Union nationale des producteurs de cacao
09-03-2011

Sylvie Guillaume, trader dans le secteur du cacao, n’est pas du même avis. Elle pense que la décision de Laurent Gbagbo va ajouter un peu plus de confusion sur le marché de la fève dont le cours fluctue grandement en fonction des soubresauts politiques en Côte d'Ivoire

En ce qui concerne le marché international, effectivement, les gens tirent un peu partie de ces prix qui sont un petit peu fous. Néanmoins, les gens sont quand même tétanisés par le marché. Ils sont pris par leur 'process' de fabrication au ralenti, pour ce qui concerne les industriels. Pour ce qui concerne les négociants, les différents acteurs(…)sont censés avoir livré et ils ne peuvent pas recevoir leurs marchandises. Cela pose un gros problème de qualité et de respect du contrat.

Sylvie Guillaume, trader dans le secteur du cacao
09-03-2011

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