Libye: Paris et Londres pour des frappes ciblées


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Le Conseil européen qui se tient, ce vendredi 11 mars, à Bruxelles doit trouver une stratégie commune vis-à-vis de la Libye. Paris et Londres ont fait monter la pression, proposant des frappes aériennes. La France est très en pointe, ayant reconnu les rebelles libyens dès jeudi 10 mars. Ses autres partenaires européens sont réticents.

La France et la Grande-Bretagne sont disposées à participer à des actions « ciblées » contre les forces du régime de Mouammar Kadhafi, mais à certaines conditions. Pour Nicolas Sarkozy, ces frappes interviendraient notamment si le régime libyen utilise des « armes chimiques » ou bombardent des populations « qui manifestent sans violence ».

« La France a toujours été très réservée sur l'intervention militaire et l'intervention de l'Otan, car les révolutions arabes appartiennent aux Arabes », a précisé à la presse le chef de l’Etat français, à son arrivée au sommet.

L’autre condition, selon Nicolas Sarkozy posée également par son homologue britannique David Cameron, serait « que les Nations unies le souhaitent, que la Ligue arabe l'accepte et que les autorités libyennes que nous souhaitons voir reconnues le désirent ».

Réticence allemande

Nicolas Sarkozy a, en outre, invité l'Union européenne à reconnaître, comme l’a fait la France, le Conseil national de transition (CNT), constitué par l’opposition libyenne au régime de Mouammar Kadhafi. Selon le chef de l'Etat français, « rien ne serait pire que d'avoir un pays qui se retrouverait dans la situation de la Somalie, sans dirigeant et sans représentant, quelles que soient par ailleurs les questions légitimes sur la
représentativité des uns et des autres ».

La position française suscite des réticences chez les autres Etats membres de l’Union européenne. « Nous voulons tout faire, pour réduire les peines de la population libyenne. Mais je le dis clairement, nous devons bien réfléchir à ce que nous faisons, afin d'avoir une issue raisonnable », a insisté la chancelière allemande Angela Merkel, pour qui l’Europe doit parler d’une seule voix sur la Libye.

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