L’Otan et l’UE planchent sur une position commune face au régime de Kadhafi

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, lors d'une conférence de presse, en marge de la réunion des ministres de la Défense, à Bruxelles, le 10 mars 2011.
© REUTERS/Yves Herman

Seif al-Islam, le fils du dirigeant Mouammar Kadhafi a affirmé le 10 mars que la victoire était «en vue». La télévision d'Etat libyenne a annoncé que le port de Ras Lanouf avait été «purgée» des insurgés et que les forces pro-Kadhafi se dirigeaient vers Benghazi. Au même moment, sur le plan diplomatique, l'Otan et l'Union européenne se concertent à Bruxelles sur les moyens, y compris militaires, pour mettre un terme à la crise, sur fond d'appels répétés à la création d'une zone d'exclusion aérienne.

 

Avec notre bureau à Bruxelles,

Les 28 ministres de l’Otan ont posé 3 conditions à la mise en œuvre par les alliés d’une zone d’exclusion aérienne au dessus de la Libye. D’abord que la nécessité d’une action alliée soit démontrée, ensuite que les pays de la région en soutiennent le principe et enfin qu’il y ait une base légale claire, c’est-à-dire à priori une résolution de l’ONU.

Si on décidait de frappes sur des sites libyens, c'est pour leur interdire en fait d'utiliser leur armement lourd contre leur population.

Peer de Jonc, conseiller stratétique chez Intelligence Knowledge
11-03-2011

Le secrétaire général de l’Otan Rasmussen nie que des divergences politiques aient pu retarder toute décision sur cette zone d’exclusion . Il pointe surtout la nécessité du consensus international : «Nous avons pris une décision par consensus d’autoriser les militaires de faire la planification nécessaire pour toute éventualité. C’est une organisation unie qui a pris cette décision. Nous avons aujourd’hui, une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. Cette résolution n’inclut pas l’utilisation de la force des armes».

Dans ce qui sera sans doute qualifié de demi-mesure par les tenants d’une action immédiate, les alliés ont décidé pour l’instant d’activer la préparation de l’aide humanitaire et de renforcer la présence maritime de l’Otan au large de la Libye.

Un plan en vue d'établir une possible zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye sera présenté le 15 mars à l'Otan, a annoncé la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.

Pour aller plus loin

De son côté, l’Union africaine réunie à Addis-Abéba a réaffirmé «son rejet de toute forme d'intervention militaire étrangère». Par ailleurs, l'UA « condamne fermement l'usage disproportionnée de la force».

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