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Maroc

Au Maroc, la violente répression d'une manifestation à Casablanca fait plusieurs blessés graves

Un manifestant blessé lors des affrontements avec la police à Casablanca, le 13 mars 2011.
© REUTERS/Macao

Des dizaines de personnes ont été blessées, certaines grièvement, dimanche 13 mars 2011 à Casablanca, dans la répression par la police marocaine d'une manifestation pour des réformes, quelques jours après la promesse de changements démocratiques. Mercredi en effet, le roi Mohammed VI a annoncé d'importantes réformes démocratiques allant notamment vers un renforcement des pouvoirs du Premier ministre et l'«élargissement des libertés individuelles».

Scènes de panique, dimanche 13 mars, à Casablanca. Dans la ruelle des centaines de forces anti-émeute font claquer leur matraque avant de charger les manifestants. Tous se mettent à courir, crient, certains tombent. Ahmed est choqué : «avant-hier un discours royal qui dit que l’on est dans une démocratie, que l’on va changer le Maroc ! Alors venez voir le nouveau Maroc ! Venez voir comment les gens se comportent… ! »

Des dizaines de personnes ont été frappées au visage à coups de matraques. D’autres exhibent des hématomes aux genoux ou dans le dos, comme Younès, 18 ans : « j’ai été frappé, j’ai reçu des coups partout, dans l’œil… Ils m’ont fait monter dans l’estafette, ils ont fermé les portes et ils m’ont frappé, entre les jambes...»

Trois jours auparavant, le roi Mohamed VI avait promis une nouvelle étape dans la démocratie… La plupart comme Waffa sont donc descendus dans la rue, avant tout, pour maintenir la pression et dire qu’ils veulent plus que des promesses : «Tout ce que l’on demande, c’est un changement de la constitution ! Ce n’est pas normal ce qui se passe ! On est déçus et surpris par l’intervention des forces de répression».

Les autorités avancent que le rassemblement dimanche n’était pas autorisé. Pourtant, selon la loi, rien n’oblige un rassemblement à être déclaré. Trois jours après les promesses de réformes démocratiques, cette répression soudaine fait tâche. Tous se sont dits choqués hier, alors que ces trois dernières semaines les Marocains ont pu manifester paisiblement.
 

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