Référendum en Egypte : les militants pro-démocratie appellent à voter «non»


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C'est ce samedi 19 mars 2011 que les Egyptiens doivent se prononcer sur la réforme constitutionnelle, des amendements proposés par une commission de juristes nommée par l'armée. Et les jeunes militants égyptiens à l'initiative du soulèvement populaire contre le président déchu Hosni Moubarak, appellent à voter « non ». Ils souhaitent une nouvelle Constitution.  

Un vote prématuré pour une réforme insuffisante. C'est en résumé le sentiment d'une majorité des acteurs de la récente révolution quant au référendum prévu ce samedi.

Les opposants à cette consultation estiment que le pays doit se doter d'une nouvelle loi fondamentale. Cela permettrait selon eux de marquer une véritable rupture avec le régime d’Hosni Moubarak en place depuis plus de trente ans.

Deux des candidats déclarés à la présidence, l'ex-directeur général de l'AIEA Mohamed el-Baradeï et le toujours secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa se sont déclarés en faveur d’un report du vote et de la rédaction d'une nouvelle Constitution.

Reste que le référendum a des partisans. Ces derniers estiment que le texte facilitera la transition et la restitution du pouvoir, actuellement détenus par des militaires, à des civils.

Dans les faits, les amendements prévoient essentiellement un assouplissement des règles de candidature pour la prochaine élection présidentielle.

Les militaires qui pour l'occasion n'hésitent pas à utiliser les réseaux sociaux affirment, quant à eux, que ce référendum constitue tout simplement l'acte de naissance de l'Egypte démocratique. Pour le valider ou non quelque 45 millions d'Egyptiens sont appelés aux urnes.