Republier
Égypte

Les Egyptiens aux urnes pour modifier la Constitution

Des milliers de personnes ont manifesté pour dénoncer une réforme trop lente, le 18 mars place Tahrir au Caire.
© REUTERS/Mohamed Abd El-Ghany

Les Egyptiens sont appelés à se prononcer ce samedi 19 mars sur une révision de la Constitution héritée de l'ère Moubarrak. Pour les militaires au pouvoir, elle doit permettre une évolution vers la démocratie. Parmi les amendements proposés : la limitation du nombre de mandats présidentiels à 2, des mandats de 4 ans et non plus 6, et puis un assouplissement des conditions de candidatures. Mais des milliers de personnes ont, le 18 mars place Tahrir au Caire, manifesté pour dénoncer une réforme trop molle à leur goût. Pour ces manifestants, il faut entièrement remettre à plat la Contitution.

Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

Quarante-cinq millions d’Egyptiens sont appelés ce samedi à participer à un référendum sur l’amendement de la Constitution. Un vote considéré comme crucial pour l’avenir de la transition démocratique mais qui divise profondément les Egyptiens entre islamistes et laïcs.

C’est le Conseil suprême de l’armée qui a décidé du référendum après avoir choisi une commission de sages pour remanier la Constitution. On a facilité les candidatures et réduit les mandats et une partie des pouvoirs de la présidence. Les magistrats sont chargés de la supervision des élections et de trancher en cas de litige.

Les remaniements impliquent aussi des élections législatives avant la présidentielle. Les islamistes, Frères musulmans, salafistes, post djihadistes et quelques petits partis ont vivement mené campagne pour le « oui ». C’est, selon eux , la garantie d’un retour rapide au pouvoir civil et d’une transition rapide vers la démocratie.

Faux, affirment tous les partis politiques laïcs, de la droite libérale à la gauche post-marxiste en passant par des représentants de la révolution du 25 janvier ainsi que des présidentiables tels que Amr Moussa et Mohamed el Baradei.

Pour aller plus loin

« Ce n’est que le rafistolage d’une constitution caduque » qui ne profite qu’aux forces politiques organisées aujourd’hui: les islamistes et l’ex-parti au pouvoir. Pour les observateurs si le « non » l’emporte cela voudra dire que les révoltés de la place Tahrir auront réussi à changer le paysage politique. Si c’est le « oui », il faudra se fier aux promesses des islamistes et de l’armée.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.