Le camp Gbagbo appelle ses jeunes partisans à s'enrôler dans l'armée

Charles Blé-Goudé, le ministre de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l'Emploi dans le gouvernement de Laurent Gbagbo.
© RFI

En Côte d'Ivoire, le camp du président sortant Laurent Gbagbo appelle ses jeunes partisans à s'engager dans l'armée, aux côtés du président sortant, alors que les combats continuent avec les militants pro-Ouattara à Abidjan. Cette déclaration intervient  alors que les violences liées à la crise post-électorale ont déjà fait près de 440 morts, selon l'Onuci, la mission de l'ONU. La force de l'ONU en Côte d'Ivoire est critiquée par le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, qui estime que l'Onuci doit jouer son rôle plus efficacement et utiliser la force en cas de confrontation. 

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Charles Blé-Goudé, le leader des jeunes patriotes pro-Gbabgo, a appelé le 19 mars la jeunesse « qui est prête à mourir pour la patrie», à se faire enrôler dans l'armée, dès lundi, pour libérer le pays. Il s'exprimait lors d'un meeting devant plusieurs milliers de partisans de Laurent Gbagbo, dans le quartier de Yopougon, à Abidjan.

Les combats se sont poursuivis hier entre les partisans du président ivoirien sortant et ceux du président élu Allassane Ouattara. Les affrontements s'étendent désormais jusqu'au quartier du Plateau à Abidjan, le secteur du Palais présidentiel.

Dans le même temps, les forces fidèles à Laurent Gbagbo ont affirmé avoir repris la localité de Doké, dans l'ouest. Les FN, Forces nouvelles, favorables à Allassane Ouattara, démentent.

La déclaration de Charles Blé-Goudé intervient alors que les violences liées à la crise post-électorale ont déjà fait près de 440 morts, selon l'Onuci, la mission de l'ONU. Une mission dont le rôle a été évoqué hier par le ministre français des Affaires étrangères sur la chaîne publique France 2, sur un ton quelque peu critique. Alain Juppé estime que l'Onuci «devrait jouer son rôle plus efficacement», rappelant que son mandat «permet d'utiliser la force», alors que les affrontements se multiplient dans le pays.

Il y a une force des Nations unies sur place. Je pense qu'elle devrait jouer son rôle sans doute plus efficacement parce qu'elle a un mandat qui lui permet d'utiliser la force si des confrontations ou des violences s'exercent.

Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères
20-03-2011

Les civils sont les premières victimes, et l'ONU a accusé les forces du camp Gbagbo d'avoir tué le 17 mars 25 à 30 d'entre eux sur un marché à Abobo, évoquant un possible «crime contre l'humanité». En Côte d'Ivoire, l'Union africaine a pris ses responsabilités,« elle a demandé à Laurent Gbagbo de s'en aller », a rappelé le chef de la diplomatie française.

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