Au Maroc, des milliers de manifestants réclament démocratie et justice sociale


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Des milliers de Marocains ont manifesté ce dimanche 20 mars 2011, dans plusieurs villes, pour réclamer davantage de démocratie et de justice sociale et moins de corruption, quelques jours après l'annonce par le roi Mohammed VI de profondes réformes politiques. Largement épargné par la contestation qui a secoué le monde arabe, le Maroc avait connu ses premières manifestations d'ampleur nationale il y a un mois à l'appel du « mouvement du 20 février ».

Près de 20 000 manifestants, 50 000 selon les organisateurs et 7 000 selon la police, ont défilé aujourd'hui pendant trois heures dans la capitale économique avant de se disperser dans le calme. Une mobilisation massive à Casablanca, bien plus importante qu’il y a un mois lors des premières manifestations au Maroc.

Pourquoi tant de monde alors que le roi a promis une réforme majeure de la Constitution il y a une semaine ? Pour les manifestants, il s’agissait en priorité de maintenir la pression de la rue, de s’assurer d’abord que les promesses de démocratie et de transition vers une monarchie parlementaire deviennent réalité. Mais aussi de demander plus de justice sociale et d’égalité, un accès égal aux soins ou à l’éducation par exemple.

La lutte contre la corruption, enfin, a été un thème central aujourd’hui. Les manifestants ont cité toute une liste de personnes qu’ils voudraient voir démissionner, ou du moins jugées, parmi lesquelles le Premier ministre et le secrétaire particulier du roi, qu’ils jugent trop impliqués dans la sphère économique, voire corrompus.
 

 

 

On a envie qu'il y ait une justice qui fasse son travail sans corruption, on a envie qu'il y ait un gouvernement qui rendent des actes à toutes les élections...mais on n'est absolument pas contre la monarchie.
Mehdi Alami
10-10-2013 - Par Léa-Lisa Westerhoff