Intervention en Libye : divisions au sein de l'Union européenne

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton.
© Reuters

Des dissensions commencent à apparaître au sein de l'Union européenne à propos de l'intervention internationale en Libye. Les ministres des Affaires étrangères des 27 sont réunis ce lundi à Bruxelles. La nuit dernière, dimanche 20 mars 2011, les frappes ciblées ont permis de stopper l'avancée des troupes loyalistes vers Benghazi, fief de l'opposition. Si les plus hauts responsables de la coalition assurent que l'opération ne cherche pas à viser directement le colonel Kadhafi, le ministre britannique des Affaires étrangères laisse entendre que cela ne peut être exclu.

Avec notre bureau de Bruxelles

Depuis le vote de la résolution, beaucoup de pays européens se sont effectivement engagés aux côtés de la coalition. D’abord l’Espagne et l’Italie, en mettant leurs bases aériennes à disposition. Ce week-end les contributions ont continué à affluer comme par exemple la Belgique et le Danemark avec six chasseurs chacun.

Mais effectivement, à leur arrivée à Bruxelles ce lundi 21 mars 2011, les ministres des Affaires étrangères de l’UE ne sont pas tous sur la même longueur d’onde. Evidemment, l’idée de renforcer les sanctions à l’encontre de la Libye fait son chemin. Mais au sujet des frappes aériennes, des critiques très nettes se font entendre.

L’Allemagne évoque à nouveau les risques encourus, l’Italie avertit qu’elle refuse qu’une guerre soit menée en Libye et demande la vérification de la conformité avec la résolution de l’ONU.

De l’autre côté, la Finlande rejette les arguments allemands, la Belgique n’écarte pas l’idée de l’envoi de troupes au sol, et l’Espagne affirme que les bombardements respectent strictement la résolution.

Ceci étant, beaucoup comme les Luxembourgeois, les Belges, les Danois et les Italiens, préconisent que l’Otan prenne un rôle central dans les opérations. Mais là aussi, l’Alliance n’a pas réussi ce week-end à s’entendre, à cause de divisions internes.

La France craint toujours qu’une opération étiquetée Otan passe pour de l’ingérence aux yeux des pays arabes, et la Turquie reste hostile à une application en Libye.

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