Côte d'Ivoire : Abidjan se vide de sa population

Des réfugiés de la Côte d'Ivoire marchent avec leurs affaires sur la tête, en direction du Grand comté de Gedeh au Libéria oriental, le 23 mars 2011.
© REUTERS/ Simon Akam

En Côte d'Ivoire, Abidjan se vide de ses habitants par centaines de milliers. Une guerre de position est en train de se mettre en place entre les partisans du président sortant Laurent Gbagbo et ceux d'Alassane Ouattara, le président élu reconnu par la communauté internationale. Des barrages sont mis en place dans plusieurs quartiers de la capitale économique ivoirienne. L'ouest du pays est également le théâtre de violences récurrentes entre les deux camps rivaux.

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Il y a un mois, Charles Blé Goudé appelait les partisans de Laurent Gbagbo à former dans chaque quartier des comités d'auto-défense. Depuis, en particulier à Abidjan, les barrages de jeunes patriotes se sont multipliés à Yopougon, au Plateau ou à Cocody. Dans certains quartiers comme Abobo, les jeunes pro-Ouattara ont également mis en place des barrages.

André Kamaté, le président de la LIDHO, la ligue ivoirienne des droits de l'homme, explique comment les Abidjanais vivent avec ces barrages tenus par les jeunes patriotes : « Les véhicules sont fouillés, les jeunes gens peuvent même vous taper ou vous racketter. Ils appellent cela l'effort de guerre. Il y a aussi des enlèvements dans les quartiers».

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de 800 000 personnes ont fui la ville d'Abidjan, pour se réfugier dans les villages d'origine. Les gens du Nord repartent vers Bouaké et certain vont au Ghana.

Par ailleurs, depuis le 23 mars, l'eau et l'électricité sont coupés à Bouaké, la grande ville du centre, fief de Guillaume Soro, le Premier ministre nommé par Alassane Ouattara.

Jacques Franquin sur les informations de "l'ouest"
25-03-2011

Concernant la situation dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, Jacques Franquin, affirme que « les forces pro-Ouattara avancent vers Guiglo et la population est en train de fuir. La violence se développe. Nos bureaux ont été pillés dans la région, où se développe une situation de non-droit. Les mercenaires libériens pillent la population et commettent d'énormes dégâts. Tout le monde est en fuite. Beaucoup partent vers Douékoué, Daloa, ce qui amplifie le mouvement de déplacement qui touche toute la Côte d'Ivoire ».

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