Les transporteurs sénégalais lancent un boycott du territoire gambien

Des transporteurs de marchandises à Farafenni, le 5 mars 2008.
© Wikimédia/Ikiwaner

Au Sénégal, plusieurs regroupements de chauffeurs et de transporteurs ont décidé de boycotter la traversée du territoire gambien pour se rendre en Casamance. Ces professionnels de la route protestent contre les tracasseries dont ils sont victimes et dénoncent le mauvais état du bac qui permet de traverser le fleuve Gambie à Farafenni.

Pour relier Dakar à Ziguinchor par la route, passer par Tambacounda au sud-est du pays n’est pas le plus court chemin, loin de là. Cela conduit à faire 900 km, deux fois plus de distance qu’en empruntant la « transgambienne ». Mais c’est le détour que s’imposent depuis la fin de la semaine dernière les transporteurs qui suivent le mot d’ordre de boycott du territoire gambien.

A l’origine de ce mot d’ordre : le ras-le-bol des hommes de la route face aux tracasseries des corps habillés en Gambie. « Il faut payer les militaires, payer la police, les douanes, s’indigne Papis Touré, le responsable de la gare routière de Ziguinchor. Dès qu’un cachet ou une signature sont nécessaires on nous demande de l’argent ».

Ces tracasseries, selon les transporteurs, sont particulièrement pesantes au niveau du bac de Farafenni, en territoire gambien : « Il y a des hommes en uniforme qui bloquent l’entrée du bac et qui réclament quelque chose pour laisser passer les véhicules », déplore Ousmane Bandia, propriétaire d’un minibus et d’un car qui circulent dans la région.

Excédés, les transporteurs demandent à nouveau la construction d’un pont sur le fleuve Gambie, pour remplacer ce bac qui commence à prendre de l’âge. Un vieux projet que les deux pays n’ont jamais pu concrétiser. « C’est le pont qui pourra régler nos problèmes insiste pourtant Gora Khouma, le secrétaire général du syndicat des travailleurs des transporteurs routiers du Sénégal. Non seulement il apportera la sécurité, mais il n’y aura plus de perte de temps ».

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.