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Burkina Faso

Au Burkina-Faso, nouvelle protestation des militaires

La rue principale de la ville Fada N'Gourma.
© Wikipédia

Moins d'une semaine après les incidents survenus à Ouagadougou, des militaires ont laissé éclater leur colère à Fada N'Gourma dans l'est du Burkina hier, lundi 28 mars 2011. Des soldats ont tiré en l'air et bloqué avec des chars l'entrée ouest de la ville. Dans la nuit de mardi à mercredi dernier, des coups de feu avaient retenti pendant plus de trois heures dans la capitale, apparemment à la suite de l'arrestation d'un militaire.

Dans un communiqué lu lundi soir, à la radio et à la télévision nationale, les autorités parlent d’une cinquantaine de militaires, « des mutins » selon le terme utilisé qui « ont effectué des tirs intempestifs ».

Des militaires appartenant au 32e régiment d'infanterie commando sont allés libérer à la prison de Fada N'Gourma un des leurs qui a été enfermé pour viol sur une fillette de 14 ans. Le ministre de la Défense a d'ores et déjà pris des dispositions pour mettre fin à ces agissements répréhensibles.

Le colonel Moussa Cissé
29-03-2011

Les soldats se mutinaient dès le matin à Fada N'Gourma et sont partis en milieu d’après-midi chercher des renforts à Tenkodogo, ville située à au moins 125 kilomètres. Ils sont revenus sans être inquiétés.

A bord d’un véhicule pick-up, ils étaient lourdement armés. Dans chaque localité traversée comme par exemple à Koupéla, ils ont encore effectué des tirs et se sont servis en carburant dans les stations-service.

Les témoins affirment avoir vu se diriger en direction de Fada N'Gourma, en début de soirée, des éléments du régiment de sécurité présidentielle lourdement armés aussi et un détachement de gendarmes.

Jusqu’à ce mardi 29 mars 2011 au matin, il était encore difficile de savoir ce qui se passe exactement à l’entrée et à l’intérieur de la ville de Fada. Pendant ce temps à Ouagadougou c’est la psychose.

Craignant une nouvelle sortie des militaires, automobilistes et motocyclistes se pressaient, lundi soir, dans les stations-service pour faire le plein en carburant.

Il s’agit pour nous de demander aux autorités de garantir la sécurité des magistrats, de faire en sorte que la loi soit respectée. Il n’est pas nécessaire d’utiliser des armes pour manifester son mécontentement face à une décision judiciaire.

Antelm Tarpaga
29-03-2011

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