Burkina Faso: le président Compaoré condamne l’action des militaires

Le président burkinabé Blaise Compaoré.
© France 24

La tension ne retombe pas au Burkina Faso où les militaires expriment leur colère, parfois violemment. Le président Blaise Compaoré est donc intervenu à la radio télévision publique ce mercredi après-midi 30 mars pour condamner les agissements des soldats. Il a cependant promis de recevoir "les représentants des différentes composantes des forces armées" ce jeudi. La semaine dernière, ces dernières protestaient contre la condamnation de certains soldats à des peines de prison mais depuis mardi, on peut dire qu'elles expriment un malaise plus profond dans tout le pays, jusque dans la capitale, Ouagadougou.

Alors que le maire de Ouagadougou, Simon Compaoré, a été agressé dans la nuit de mardi à mercredi 30 mars 2011, une source proche de celui-ci accuse les militaires de la caserne Lamizana, qui ont tiré en l'air jusqu'au petit matin dans la capitale.

Son porte-parole, lui, préfère attendre les résultats de l'enquête mais confirme les impacts de balles sur la façade de la résidence du maire, qui est par ailleurs numéro trois du parti présidentiel. Ses premiers bilans médicaux sont rassurants.

Au cours de la même nuit, la demeure du chef d'état-major, Dominique Djindjéré, a été incendié.

Le président prend la parole

Des soldats sont également sortis de leur caserne ce mercredi matin à Fada N'Gourma. Ils ont défié les gendarmes et les forces de la garde présidentielle, venues de la capitale pour rétablir l'ordre suite à la mutinerie de soldats dans cette ville, à plus de deux cents kilomètres à l'Est de la capitale. Les forces ne sont pas intervenues suite aux tirs afin d’éviter un affrontement sanglant, ont indiqué à RFI les autorités locales.

Enfin, dans le sud-ouest du pays, plus précisément à Gaoua, des militaires ont également perturbé la nuit des habitants, tirant en l'air dans les rues de ce chef-lieu.

Le président Blaise Compaoré est donc intervenu à la radio télévision publique ce mercredi après-midi pour condamner les agissements des soldats, « contraires à l'éthique et à la discipline militaire ». Blaise Compaoré a par ailleurs annoncé une série de concertations dès ce jeudi 31 mars avec les différentes composantes de l'armée. Il s’agissait de sa première intervention sur le malaise et la fronde qui se répandent de caserne en caserne au Burkina.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.