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Afrique

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Art Paris 2011 montre la direction de l’art

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Art Paris 2011 est scandaleux. Une foire d’art contemporain et moderne qui s’ouvre ce 31 mars à Paris sans le moindre scandale à l’horizon. Aucune perquisition prévue, aucun tableau censuré, aucune image jugée pornographique, aucune guerre d’héritiers qui empêche l’accrochage d’une pièce, aucun boycott d’aucun pays. Art Paris se contente d’être une foire sans prétention qui va sans détour à l’essentiel : l’échange entre les artistes, galeristes, collectionneurs et curieux de l’art moyennant des idées ou de l’argent. On compte 125 galeries représentant 17 pays, et plus de 48 000 visiteurs sont attendus au Grand Palais jusqu’au 3 avril.

Sur les escaliers à l’extérieur du Grand Palais s’impose un Pot rouge avec des étoiles jaunes. Une adaptation de plus du Pot doré, la célèbre œuvre monumentale que Jean-Pierre Raynaud reproduit depuis les années 1980. L’artiste, bientôt 72 ans, explique sa démarche : « Celui-ci est un pot chinois. Il est comme le drapeau chinois. J’ai travaillé pendant dix ans sur les drapeaux et j’ai pris les étoiles du drapeau chinois, je les ai explosées sur le pot, donc c’est quelque chose qui a avoir quelque chose avec la Chine. Je ne sais pas si c’est un hommage à la Chine, mais en tout cas c’est un rapprochement sensible par rapport au drapeau chinois. »

Créativité, innovation, ouverture


Lorenzo Rudolf, le directeur artistique et stratégique d’Art Paris 2011, définit l’art contemporain d’aujourd’hui 10/10/2013 - par Siegfried Forster écouter

Heureusement, à l’intérieur de la foire, l’histoire ne se montre pas aussi répétitive. Lorenzo Rudolf, le directeur artistique et stratégique d’Art Paris, définit l’art contemporain par « sa créativité, son innovation, son ouverture ». Il veut « montrer l’art dans la direction dans laquelle il se développe. » Il a fait un espace poids lourds avec des pièces que, généralement, on ne voit pas sur un salon d’art. Par exemple, un tas de pierres disposées au sol, une installation de Richard Long. La galerie italienne Repette montre cette pièce unique du plus important représentant du mouvement artistique « Land-Art ». Long ne travaille surtout pas dans son atelier, mais dans la nature. Il marche sur tous les continents, il est toujours en route et partout où il est, des pièces d’art, ici un cercle de pierres, resurgissent.

Au stand de la galerie, Galerie Guy Pieters, on observe la fusion du cœur du réacteur artistique de Wim Delvoye. La religion et le football prêchent dans son installation sur un pied d’égalité. Les vitraux d’une église forme le filet du but et nous donne de la matière à penser. 325 000 euros, c’est le prix de cette œuvre, nous confie Marc Pauwels, responsable de la galerie : « L’art de Wim Delvoye est souvent un art de contraste. Il essaie d’associer des outils de travail et il les anoblit en œuvre d’art. Ici, c’est un but de football qu’il a décoré avec des carreaux et des vitraux et un portrait de saint Stephanus qui a donné le titre. » La pièce est dédicacée aux victimes de la catastrophe dans le stade Roi Baudouin (anciennement stade du Heysel, ndlr) survenu en 1985 à Bruxelles. La tragédie eut lieu pendant un match de football faisant 39 morts et plus de 600 blessés.

Une mise en poisson des questions contemporaines
 
L’actualité brûlante n’est pas mise en avant à l’Art Paris. Aucune mention des révolutions et ébullitions dans les pays arabes, aucune œuvre ou démarche faisant allusion au tremblement de terre, au tsunami ou à la catastrophe nucléaire au Japon. Une démarche volontaire de la part du commissaire Lorenzo Rudolf : « On doit faire très attention. C’est une situation qui nous touche tous. Nous avons de très bons amis au Japon. Jamais, je n’utiliserai quelque chose comme support pour faire de la promotion. De l’autre côté, je crois, que l’art et l’artiste de plus en plus devrait à nouveau se faire un peu de pensées. Pas seulement sur soi-même, mais aussi sur la société. » 
Ceux qui seraient intéressés par un spectacle théâtral perpétuel pour 6 500 euros pourront opter pour un chewing-gum sous forme d’un « chewing-game ». Un bras de fer entre deux têtes de poisson, habillées en être très humain dans un cadre aussi surréaliste que virtuel et pertinent, bref : un petit chef-d’œuvre parmi d’autres d’Anne-Catherine Becker-Echivard, exposés sous forme de one-woman-show à la galerie Catherine et André Hug. L’artiste ne cède pas à la facilité du photomontage, mais construit des véritables minithéâtres. Elle crée des magnifiques décors et histoires autour des poissons. A la fin, avec un appareil photo, elle leur donne le souffle de vie de terrien et termine avec un tirage de couleur et de cœur. Une mise en poisson de nos questions contemporaines.
 
La place de l'art africain contemporain
 
Comme il se doit, Art Paris expose aussi plein d’artistes chinois, indiens, américains et africains. En 2010, la création contemporaine africaine était à l’honneur avec une grande plateforme. En 2011, quelle est la place de l’art africain ? « L’important pour moi, c’est que l’Afrique reste dans ce salon, affirme le commissaire Lorenzo Rudolf. On montre que l’art contemporain est une affaire globale. Nous ouvrons les portes. On donne à nouveau aux artistes africains la place qu’ils méritent, parce qu’ils ont une qualité qui est comparable avec celle des artistes occidentaux. » 
Les visiteurs constatent que souvent les mêmes artistes africains de l’année dernière sont exposés, à un détail près. Leurs côtes et les prix de leurs œuvres ont augmentés, raconte André Magnin, l’un des meilleurs connaisseurs de l’art africain contemporain et qui officie pour la première fois dans sa longue carrière comme marchand de sa propre galerie www.magnin-a.com. « Il y a moins d’œuvres que d’acheteurs. Donc, cela se passe très bien pour les artistes. Les prix augmentent forcement. Vous avez par exemple une œuvre de Cheri Samba qui fait 14 tableaux par an, ce qui est assez peu. Une grande toile de sa série J’aime la couleur a fait 80 000 dollars à New York. » Aussi présent sur le stand, des très petits tirages uniques des années 1948-52 au prix de 4 000 euros du Malien Seydou Keïta (1920-2001), « l’un des plus grands portraitistes de la planète », à côte d’une grande toile de Pierre Bodo, peintre dit populaire né en 1953 en République démocratique du Congo. Son tableau de 2010 sur les Sapeurs de Kinshasa coûte 7 000 euros.
 
Calixte Dakpogan
 
Le sculpteur béninois Calixte Dakpogan, né en 1958, expose des masques qui intriguent sur des cimaises en couleurs : par exemple ce savant bric-à-brac avec des matériaux de récupération comme des ampoules bleues, des boucles d’oreilles et des visses. Une sorte de gris-gris sculpté, léger pour les yeux, mais lourd de sens. « Au Bénin, le pouvoir des masques, c’est le Vaudou. On travaille à partir de ce qu’on voit. C’est la tête qui donne l’inspiration… Les masques sont accrochés aux murs pour rendre la maison belle. Ils ne sont pas dédiés au Vaudou. » Décoré au Bénin, Dakpogan est beaucoup plus connu en Europe : « En Afrique, on n’a pas de collections, on n’a pas le goût, ce sont les Européens qui nous aident, parce qu’ils achètent beaucoup chez nous. En Afrique, on n’a pas de preneurs. Il y a que des touristes qui achètent parfois, mais j’ai dépassé ce stade de vendre aux touristes. Maintenant je travaille avec des musées. »
 
En résumé, Art Paris 2011 ouvre les portes et crée des liens sans vouloir offenser ou obliger personne à suivre une « tendance » artistique ou un mot d’ordre culturel. Ce n’est pas très ambitieux pour l’art contemporain, mais fort agréable en tant que visiteur.
 

Le lancement de l’édition 2011 d’Art Paris a été réalisé par des camions. Move for Live envoye des camions couverts des images artistiques sur les routes de l’Europe. Des cimaises géantes exposées sur plus de 250 000 km. Résultat : des camions ringards comparés aux bijoux roulant sur les routes d’Afrique ou de l’Inde et pas sûr que l’environnement appréciera l’action de ces camionneurs de l’art.

Ecouter l’explication de Lorenzo Rudolf, le directeur artistique et stratégique d’Art Paris sur « Move for Life ». 10/10/2013 - par Siegfried Forster écouter
Art Paris 2011, du 31 mars au 4 avril au Grand Palais à Paris.

 

 

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