Côte d'Ivoire: les versions du camp Ouattara et du camp Gbagbo sur l'arrestation du président déchu - France - RFI

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Côte d'Ivoire: les versions du camp Ouattara et du camp Gbagbo sur l'arrestation du président déchu

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Comment s'est déroulée l'arrestation de Laurent Gbagbo, le 11 avril, à la résidence présidentielle de Cocody ?  La polémique enfle sur la participation des forces françaises. Pour Paris et la présidence Ouattara, aucun soldat français n'est entré dans la fameuse résidence. Le camp Gbagbo assure le contraire. Nous vous proposons les versions du commandant Wattao, des FRCI (pro-Ouattara),  et celle d'Alain Toussaint, l'un des porte-parole de Laurent Gbagbo. 

Interrogé ce mercredi 13 avril sur RFI, le commandant Morou Ouattara et le commandant Wattao, membres de FRCI, ont donné leur version des faits, joints par Christophe Boisbouvier. Le commandant Wattao affirme que l’opération a été menée par « deux cents à trois cents hommes ». Selon lui, ce sont les frappes des hélicoptères de l’Onuci et de la force Licorne, dimanche 10 avril, sur la résidence, notamment sur les armes lourdes et les bitubes (un type de chars) qui se trouvaient à l’intérieur, qui ont été décisives.

En revanche, affirme-t-il, « Licorne était dans l’entourage pour protéger l’ambassade de France et l’ambassadeur » mais les soldats français ne sont pas entrés « dans la résidence du président Gbagbo ». Le commandant Wattao dément, également, que des blindés français ont défoncé la grille de la résidence.

Pour le commandant Wattao, il n’y pas « eu de fusillade, pas un coup de feu », lors de l’entrée dans la résidence présidentielle. « Désiré Tagro [le secrétaire général de la présidence] est sorti avec son drapeau blanc. Il a eu la malchance de tomber sur des éléments qui l’ont un peu roué de coups », assure-t-il, niant donc que Désiré Tagro a été tué lors de l’opération.

Et il poursuit : « Nous avons progressé sur la résidence. Vous savez que la résidence avait déjà été pilonnée. C'est-à-dire que les bitubes avaient déjà été détruits par Licorne. » Les soldats pro-Ouattara, dit-il, sont ensuite entrés dans la résidence. « Le président était au sous-sol donc nous sommes allé le cherché tranquillement », affirme-t-il.

En revanche, le président déchu n’était pas dans un bunker, assure-t-il : « Les gens disent un bunker, mais ce n’est pas un bunker ! ». Sur les circonstances dans lesquelles les forces pro-Ouattara ont trouvé Laurent Gbagbo, voici la version du commandant Wattao : « Le président est sorti de lui-même, puisqu’il y avait le commandant Morou et le commandant Vetio qui étaient déjà au sous-sol avec lui. Donc ils lui ont mis un gilet pare-balles pour ne pas qu’un mauvais coup parte de quelque part. (…) Il connaissait déjà la plupart d’entre nous, donc dès qu’il a vu le commandant Morou, il était rassuré qu’on ne pouvait pas lui faire de mal. »

« Je me rends, je me rends, ne me tuez pas, ne me tuez pas ! », aurait crié Laurent Gbagbo, selon le commandant Morou Ouattara. D'après le commandant Wattao, il y avait 105 personnes dans le sous-sol. Il reconnaît que « quand tout le monde sortait, il y en a qui ont reçu des coups ».

Dans le camp du président déchu on propose une version totalement différente…

Alain Toussaint, l’un des porte-parole de Laurent Gbagbo, est revenu en détail, ce mardi 12 avril, sur le déroulement de l’arrestation du président déchu. D’après Alain Toussaint, « le kidnapping » de Laurent Gbabgo est « l’épilogue d’une longue traque anti-Gbagbo ourdie par le gouvernement français ».

Pour lui, « les forces spéciales françaises ont engagé leurs opérations sur deux fronts. D’abord, des troupes au sol ont forcé le portail principal afin d’y pénétrer. Ils étaient accompagnés de rebelles ».

Pendant le déroulement de cette offensive, « d’autres éléments des forces spéciales françaises accédaient au bâtiment principal de la résidence du président en empruntant le tunnel qui relie la résidence de l’ambassadeur de France à celle du président Laurent Gbagbo. Le tunnel a été construit du temps d’Houphouët-Boigny, le premier président de la Côte d’Ivoire », a poursuivi Alain Toussaint.

« Au lendemain des événements de novembre 2004, un mur de béton a été construit afin d’empêcher toute circulation entre la résidence du président Gbagbo et celle de l’ambassadeur de France, a-t-il ajouté. C’est donc, dit-il, « ce mur qui a été dynamité à coups d’explosifs. Les forces spéciales françaises ont pu ainsi accéder au sous-sol, monter les escaliers et parvenir au bureau du président Laurent Gbagbo ».

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