Republier
Somalie

L'ONU encourage la création de tribunaux pour juger les pirates somaliens

Des Ak-47 utilisés par les pirates somaliens capturés par un navire sud-coréen.
© Reuters/Yonhap

La résolution a été adopté à l'unanimité, aux Nations unies à New York, le 11 avril 2011 : elle vise à accentuer les efforts internationaux contre la piraterie. Une menace qui ne cesse de s'étendre en Océan indien. Les marines occidentales qui patrouillent dans la région, reconnaissent qu'elles peuvent tout juste contenir le phénomène. Comme l'a souligné l'ancien ministre français Jack Lang, chargé de mission de l'ONU pour la Somalie, la solution existe mais elle se trouve à terre sur le sol somalien.

Pour les Nations unies, trop souvent les pirates arrêtés ne sont pas jugés, faute de tribunaux disponibles et de prisons pour les incarcérer. La résolution préconise donc la mise en place d'un plan global, articulé autour de juridictions spécialisées en Somalie et à l'étranger.

Un investissement de 25 millions de dollars. Les explications de Jack Lang, conseiller spécial de l'ONU pour la piraterie : «ce plan global comporte l’idée d’une solution somalienne par la construction d’un système de droit, de juridictions et de prisons en territoire somalien, au Puntland et au Somaliland, et d’une juridiction en extraterritorialité, une juridiction somalienne qui serait installée provisoirement en Tanzanie».

Déjà des pays comme le Kenya et les Seychelles ont accepté de juger les pirates sur leur sol mais seulement si les attaques sont constatées dans la zone économique exclusive, ou s'ils touchent des navires battant pavillon national.

Claude Morel, l'ambassadeur des Seychelles en France, réclame une issue rapide : «Nous voulons une solution le plus rapidement possible. Il n’y a pas d’Etat en Somalie... le combat contre la piraterie ne pourra pas rencontrer de succès s’il n’y a pas une stabilité politique en Somalie».

L’ONU met l'accent enfin l'accent sur la reconstruction économique de la Somalie.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon devra formuler ses recommandations dans la droite ligne de la résolution dans les deux mois qui viennent.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.